DSK: “Je n’ai pas de recruteur, si ce n’est moi-même”

Le tribunal s'est penché sur un voyage de trois jours à Washington, qui s'est déroulé en décembre 2010. Deux escort-girls, "Estelle" et "Marion", avaient été payées 2.500 euros pour quatre heures de prestation lors de leur séjour américain. Elles avaient accompagné Fabrice Paszkowski, David Roquet, Jean-Christophe Lagarde et le supérieur hiérarchique de ce dernier au sein de la police nationale. Le but était de rencontrer Dominique Strauss-Kahn, alors directeur du Fonds monétaire international en poste dans la capitale fédérale américaine.

Entre 2007 et 2010, Estelle et DSK ont eu une dizaine de relations sexuelles à Paris, Bruxelles, Lille et Washington. Si Estelle se dit libertine et affirme qu'elle ne vend pas ses charmes, le président du tribunal a relevé que la Belge avait menacé de ne pas avoir de relations sexuelles sur le sol américain si elle ne percevait pas son argent de Fabrice Paszkowski.

Le commissaire divisionnaire Jean-Christophe Lagarde, qui s'étonne d'être considéré comme "la seconde personne à choyer après DSK" comme l'a déclaré Estelle, précise que plusieurs incidents ont éclaté entre la jeune Belge et Fabrice pour un motif d'ordre financier durant le séjour.

DSK ne conteste pas la version d'Estelle selon laquelle il lui a proposé de lui payer ses frais de voyage de Bruxelles vers Paris, sans passer par Fabrice Paszkowski, car il s'entendait bien avec "cette libertine parfaitement assumée". Il dément néanmoins lui avoir demandé combien elle était payée pour entretenir des relations sexuelles avec lui car "elle ne lui est jamais apparue comme étant une prostituée".

Estelle, et d'autres filles, ont qualifié Fabrice Paszkowski de "recruteur" ou de "commerçant" pour DSK. Ce dernier prétend pour sa part qu'il n'a pas de "recruteur", si ce n'est lui-même.

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Ile-de-France : un vaste réseau d’escort-girls chinoises démantelé

06 Févr. 2015, 19h26 | MAJ : 06 Févr. 2015, 20h10

Un vaste réseau de prostitution à tiroirs, ayant recours à quelque deux cents escort-girls chinoises pour une riche clientèle de même nationalité, vient d'être démantelé en région parisienne.

La préfecture de police de Paris a précisé vendredi que les enquêteurs de la brigade de répression du proxénétisme (BRP) de la police judiciaire parisienne avaient lancé la semaine dernière une vaste opération d'interpellations qui a conduit au «démantèlement de trois réseaux de proxénètes chinois implantés dans une vingtaine d'établissements de restauration-karaokés déclarés ou clandestins» de Paris, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne.

Depuis mai 2014, les policiers ont mené une enquête qui leur a permis d'identifier trois équipes d'escort-girls, composées de plus de 200 jeunes femmes, avec à leur tête des proxénètes appartenant à un réseau très structuré.

Les taxis clandestins convoyaient filles et recettes

Ceux-ci procédaient au recrutement de ces femmes par le biais de petites annonces, puis les exploitaient dans des restaurants-karaokés. Ils avaient recours, dans le cadre de ce trafic, à un réseau de taxis clandestins se chargeant de les conduire dans lesdits établissements et de récupérer une partie des sommes qu'elles gagnaient.

«L'argent était ensuite envoyé en Chine», a fait valoir la préfecture et «les perquisitions menées ont notamment conduit à la saisie de plusieurs dizaines de milliers d'euros».

«Les investigations étaient toujours en cours» vendredi, a dit la PP sans autre détails. Selon des sources proches de l'enquête, une vingtaine de restaurants sont ou ont été visés par la police au fil des investigations qui ont débuté bien avant 2014 pour certaines d'entre elles.

Les clients étaient de riches commerçants chinois

La clientèle était composée de riches commerçants chinois parfois venus de Chine jusqu'en France.

Les prostituées — de soi-disant étudiantes — percevaient entre 500 et 800 € par relation sexuelle dont une partie était reversée aux présumés dirigeants.

Au moins deux présumés proxénètes, un homme et une femme chinois de 28 ans et 25 ans, ont été écrouées et des établissements ont été fermés. Ces équipes «à tiroirs» travaillaient pour un seul et même «vaste réseau» avec des «prête-noms».

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Un vaste réseau d’escort-girls chinoises démantelé dans la région

Au total ce sont trois réseaux de prostitution composés de deux cents escort-girls chinoises destinées à une riche clientèle de même nationalité qui ont été démantelés en région parisienne. 
  • VP avec AFP
  • Publié le 06/02/2015 | 18:58
Après une série d'interpellations la semaine dernière, les enquêteurs de la Brigade de répression du proxenétisme de la police judiciaire ont pu démanteler 
trois réseaux de prostitutions chinois. Ils étaient implantés dans une vingtaine d'établissements de restaurants-karaoké  déclarés ou clandestins situés dans la capitale, en Seine-Saint-Denis et dans le Val de Marne.

Selon la Préfecture de police de Paris, depuis mai 2014, les policiers ont réussi à "identifier trois équipes d'escort-girls, composées de plus de 200 jeunes femmes, avec à leur tête des proxénètes appartenant à un réseau très structuré". Ceux-ci "procédaient au recrutement de ces femmes par le biais de petites annonces, puis les exploitaient dans des restaurants-karaokés". Ils avaient recours, dans le cadre de ce trafic, à "un réseau de taxis clandestins" se chargeant "de les conduire dans lesdits établissements et de récupérer une partie des sommes qu'elles gagnaient". Certaines percevaient entre 500 et 800 euros par relation sexuelle dont une partie était reversée aux présumés dirigeants. "L'argent était ensuite envoyé en Chine", a fait valoir la préfecture et "les perquisitions menées ont notamment conduit à la saisie de plusieurs dizaines de milliers d'euros".
La clientèle était composée de riches commerçants chinois parfois venus de Chine jusqu'en France.
Au moins deux présumés proxénètes, un homme et une femme chinois de 28 ans et 25 ans, ont été écrouées et des établissements fermés.

Procès du Carlton: “On était le dessert” raconte Jade, une prostituée

Sa dernière passe remonte à 2010, dans une autre vie. Mais ce mardi, devant le tribunal de grande instance de Lille, Jade, l'une des quatre escort-girls qui se sont constituées partie civile au procès du Carlton de Lille, a dû se replonger dans son passé. Toute de noir vêtue, les cheveux camouflés par une perruque châtain clair, elle raconte, en larmes, comment elle a plongé dans la spirale de la prostitution en 2007. "J'ai ouvert mon frigo, il était vide, ou presque. J'ai su que je n'avais plus le choix." 

Après un divorce difficile, la jeune femme doit élever seule ses deux enfants -sa petite dernière avait sept mois à l'époque- et faire face à un monceau de dettes. Elle répond alors à une annonce trouvée dans le journal. "J'ai composé sept ou huit fois le numéro, je n'arrivais pas à le faire en entier", se remémore-t-elle, entre deux sanglots. "J'ai dû faire arrêter la voiture qui me conduisait là-bas sur le bas-côté, poursuit-elle. De trouille, je me suis retrouvée indisposée." 

Des passes au rabais

Après ce premier "rendez-vous", les rencontres s'enchaînent. "Ce n'était pas de l'argent facile, croyez-moi", assure-t-elle à la barre. Et d'ajouter: "Je ne me suis jamais achetée de sacs ou de bottes de marques." Très digne, l'ancienne prostituée n'élude aucune question, mais reprend fermement les magistrats ou avocats qui l'interrogent sur des détails scabreux, la font répéter ou veulent orienter sa réponse. 

Jade intègre rapidement une "maison de plaisir" tenue par Dodo la Saumure, le Club Madame. C'est là-bas, qu'elle rencontre René Kojfer, le chargé des relations publiques de l'hôtel Carlton, par qui le scandale est arrivé. Le courant passe bien. "Je suis quelqu'un de plutôt jovial, René aussi. On était les gais lurons de la bande", explique-t-elle. 

Ce dernier lui propose de participer à des "déjeuners" avec, entre autres, ses patrons, Francis Henrion, directeur de trois hôtels dont le Carlton, et Hervé Franchois, le propriétaire. La fine équipe se retrouve dans un appartement à proximité du palace. Une "garçonnière", décrivent les magistrats instructeurs. Il y avait du champagne et des pains garnis. "Nous étions le dessert", explique Jade. D'ordinaire, les prestations sont payées 200 euros par fille, généralement de la main de Dodo la Saumure. Sauf lorsque c'est René Kojfer, radin notoire, qui se charge de la transaction. "Il nous a donné 120 euros et un peignoir en nous disant 'les temps sont durs'." Un peignoir "ça coûte 70-80 euros", hasarde Me Delarue, l'avocat du mauvais payeur. 

"C'était classe, pas la grosse boucherie"

Pour autant, Jade ne garde pas un mauvais souvenir de ces après-midi lilloises. "C'était classe, pas la grosse boucherie. Ces gens étaient courtois, ils ne nous rabaissaient pas", assure-t-elle. Presque une "récréation", pour celle qui vit à l'époque avec ses deux enfants dans la cave de la maison de passe dans laquelle elle travaille. "C'était au moins la certitude d'être payée." Elle n'en dira pas autant des parties fines organisées pour Dominique Strauss-Kahn qu'elle a décrit comme "de l'abattage" aux enquêteurs. Ce volet sera examiné la semaine prochaine. 

Jade l'affirme, elle n'est pas animée par un esprit de revanche. Elle veut juste raconter sa vérité. Quitte à prendre la défense de René Kojfer, lorsqu'elle évoque une partie fine organisée par ce dernier dans un restaurant italien de Lambersart, qui a pris des allures de tournante. "Il y avait une fille de 20 ans, ivre morte, couchée par terre dans les toilettes, le pantalon et le slip sur les chevilles. Je ne sais pas combien de personnes lui sont passées dessus. C'était un défilé. Mais René n'y est pas allé. Il est resté danser avec nous", assure-t-elle. 

Aujourd'hui, elle a définitivement tourné cette page de sa vie. Elle a désormais un job "d'employé" qui lui permet d'élever ses deux enfants et a déménagé à plusieurs centaines de kilomètres. Aussi, lorsqu'elle a vu son vrai nom s'étaler dans de nombreux journaux lundi, à l'ouverture du procès, elle s'est sentie trahie par la justice qui lui avait promis l'anonymat. "Je pense à ma famille... Je ne peux pas estimer la hauteur des dégâts collatéraux, mais je vous tiendrais informé", ironise-t-elle. A l'entendre, elle semble plus en vouloir à ceux qui ont dévoilé son identité qu'aux trois hommes, soupçonnés d'avoir "aidé, assisté et protégé" son activité, auxquels elle fait face. 

INFO OBS. Procès DSK : des parties civiles demandent le huis clos

Et si le procès DSK était finalement fermé à la presse ? D’après nos informations, l’avocat de certaines parties civiles a demandé que le procès du Carlton qui doit débuter lundi 2 février à Lille, se tienne à huis-clos.

Gérald Laporte, avocat de deux escort girls ayant participé à des soirées "libertines" avec Dominique Strauss-Kahn à Paris et à Washington, a demandé la confidentialité des débats. Motivation de cette requête, déposée dès ce vendredi 30 janvier : préserver la vie privée de ses clientes déjà mises à mal dans la presse pendant l’instruction. Contacté par "l’Obs", Gérald Laporte a réagi laconiquement : 

J’expliquerai tout ça en détail à tout le monde lundi."

Cette demande sera examinée lundi dès l’ouverture des débats. D’après nos informations, le parquet de Lille ne devrait pas se prononcer en faveur de ce huis clos.

Le tribunal a cependant trois possibilités :

1. Accepter un huis clos total. Dans ce cas, les quelques dizaines de journalistes accrédités pour ce procès fleuve devront rentrer chez eux… La salle prévue uniquement pour la presse au sein du tribunal de Lille, avec retransmission sur écran des débats sera donc inutile.

2. Le tribunal peut accepter un huis clos partiel. Les audiences seront donc confidentielles lorsque les parties civiles sont entendus.

3. Il peut également rejeter cette demande.

Une source judiciaire fait toutefois remarquer :

Les demandes de huis clos sont habituellement acceptées quand les victimes sont mineures. Celle-ci a donc très peu de chance d’aboutir."

Quatre hommes dépouillent deux prostituées dans leur chambre d’hôtel

Deux prostituées de 28 et 44 ans ont été agressées, lundi vers 22 h 45, dans une chambre qu’elles avaient réservées à l’hôtel City Résidence, situé sur l’avenue François Mitterrand.

L’une d’elles aurait reçu l’appel d’un client rencontré la semaine dernière, pour un nouveau rendez-vous. Lorsqu’elle a ouvert la porte, un quart d’heure plus tard, le client est entré avec une bombe lacrymogène, accompagné de trois autres hommes armés de deux pistolets et d’une autre bombe lacrymogène.

Pendant que deux malfaiteurs tenaient les femmes en joue avec leur arme à feu, les deux autres ont retourné la chambre. Ils sont repartis avec un sac à main, contenant 2 000 €, un passeport, un iPad et trois téléphones portables.

Avant de prendre la fuite, ils ont aspergé leurs victimes de gaz. Le parquet de Meaux a confié l’enquête à la police judiciaire.

Programme TF1 lundi 10 novembre : New York unité spéciale (saison 14) avec Mariska Hargitay …

Programme TF1 lundi 10 novembre : 22:55 New York unité spéciale : V.I.P. – Saison 13 – Episode 23
USA – 2012 – Avec : Mariska Hargitay, Danny Pino, Kelli Giddish, Dann Florek, Ice-T

Une jeune escort est retrouvée morte lors d’un enterrement de vie de garçon plutôt arrosé. Parce que de nombreuses personnalités d’influence étaient présentes sur les lieux, l’unité est chargée de résoudre l’affaire en toute discrétion. Avec l’aide de Brian Cassidy, un ancien détective de la Brigade, Amaro et Benson tentent de faire la lumière sur ce meurtre et sur la bataille féroce qui agite deux puissantes boîtes d’escort-girls. Mais, alors que l’affaire est sur le point de déboucher, un terrible évènement impliquant l’un des membres de l’équipe survient…

23:45 New York unité spéciale: Une réputation à défendre 1/2 – Saison 14 – Episode 1
Cragen se réveille les mains pleines de sang, au lit, avec le corps de Carissa, qui a été égorgée. Les examens montrent qu’ils ont eu des rapports sexuels et que le capitaine a des traces d’alcool dans le sang. Il ne se rappelle de rien, excepté d’avoir accepté de retrouver l’escort girl dans un restaurant pour évoquer l’affaire à laquelle elle était mêlée. Cragen est arrêté et envoyé à Rikers. Ses subordonnés s’efforcent de prouver qu’il a été victime d’une machination, certainement orchestrée par Delia Wilson, qui livre une guerre sans merci à son rival, Bart Ganzel. Benson accepte de travailler main dans la main avec maître Foster, substitut chargée des affaires internes, qui mène une enquête de grande envergure sur les liens entre Ganzel, Delia, les milieux politiques et judiciaires. Amaro, accusé d’avoir fait des avances à Carissa le soir de sa mort, voit son couple se déliter. Le jeune inspecteur, très à cran, a du mal à convaincre ses collègues de se méfier de Cassidy…

00:35 New York unité spéciale: Une réputation à défendre 2/2 – Saison 14 – Episode 2
Amaro souhaite contraindre Cassidy à lui avouer pour qui il travaille. Sous la menace, ce dernier lui apprend que Carissa a appelé Ganzel le soir de sa mort sur son portable personnel. Seul depuis le départ de sa femme pour Washington, Amaro vit mal les soupçons qui pèsent sur lui et se braque contre ses collègues. Avec l’aide de maître Foster, responsable de la brigade des affaires internes, Olivia tente de démêler les nombreux complots et intrigues de la guerre entre Bart Ganzel et Delia Wilson, afin de découvrir qui a piégé le capitaine Cragen et de l’innocenter…

Des escort girls recrutées via Facebook

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Johanna*, jeune étudiante alémanique, n'en a pas cru ses yeux mercredi matin. Comme à son habitude, elle se rend sur Facebook. Et au milieu des posts de ses amis, elle tombe sur une annonce qui attire son regard. «Vous aimez le luxe, êtes plutôt jolie, avez besoin d'argent, mais ne voulez pas faire trop d'efforts?», tel est le slogan de cette pub, illustrée par une chaussure de la marque de luxe Jimmy Choo avec comme mot clé «Job d'étudiant».

Johanna trouve l'annonce douteuse, mais se laisse tenter. Elle atterrit sur le site web d'une agence d'escort girls, sur lequel une jeune femme vante les mérites de ce métier, dans une vidéo. «C'est incroyable! Je me suis sentie attaquée et insultée», s'insurge l'étudiante. Et elle n'est pas la seule. Plusieurs autres jeunes femmes se sont annoncées à la rédaction de «20 Minuten».

De plus en plus d'étudiantes se laissent tenter

Selon Marija Jozic, collaboratrice au Centre de conseil pour les femmes dans le milieu de la prostitution du canton de Saint-Gall, ce type d'hameçonnage est nouveau: «Je n'avais encore jamais entendu parler de publicité ciblée sur les jeunes femmes sur les réseaux sociaux». Mais que de nouvelles employées soient recherchées via internet ne la choque pas. Le problème, c'est que «la vidéo de promotion ne montre pas la réalité du métier».

Mais que de telles publicités débarquent sur le Net prouve autre chose. «Cela démontre que les agences d'escort ont de plus en plus de succès chez les étudiantes», analyse Maritza Le Breton, enseignante dans le domaine du travail social à la HES de la Suisse du Nord-Ouest. «De plus, il y a des indices clairs que ce type de prostitution se répand. Etudier coûte cher.»

Facebook ne prend pas position

Pour l'expert en médias sociaux Simon Künzler, ce cas montre bien que le système de publicité ciblée mis en place par Facebook fonctionne. «Malheureusement aussi pour des annonces comme celles-ci.»

Chez Facebook, on refuse de prendre position sur ce cas. On rappelle toutefois que la sécurité et l'intégrité des utilisateurs sont prises «très au sérieux». «Celui qui viole notre charte est immédiatement banni», assure un porte-parole, qui rappelle que le contenu juge inapproprié peut être dénoncé.

* Nom connu de la rédaction

(ann/dmz)

L’escort girl au théâtre 100 noms

Rémy Quemafoidemeure, baronnet vigneron, macho avéré et enfant gâté, cherche à vendre son domaine viticole puisqu’il est désormais ruiné. Un grand groupe américain ainsi que des repreneurs japonais sont intéressés par cette excellente affaire. Rémy fait alors appel à Sabrina, son escort girl favorite pour conclure le contrat. Malheureusement elle ne peut l'accompagner pour cette mission, mais promet de lui envoyer une collègue. Lorsque Vanessa, (envoyée secrètement par la mère de Rémy) lui propose ses services d'interprète pour le rendez-vous d'affaire, c'est le quiproquo… Malgré son physique, pas très avantageux et ses blagues taquines, Vanessa et Rémy, vont tomber sous le charme l’un de l’autre. Pourtant Sabrina, manipulatrice intéressée et à nouveau disponible, va tout faire pour ruiner cette relation naissante.

Quiproquos, rebondissements, performances d’acteur, interactivité, rires en cascade et coups de théâtre, vous accompagnent tout le long de cette comédie !

Au théâtre 100 Noms le 14 octobre, 21H

Résas : theatre100noms.com

Quand la BNB calcule le tarif d’une escort-girl

Une modification poussée par un désir d'harmonisation entre pays. La grande nouveauté consiste à considérer désormais les dépenses en recherche et développement non plus comme des dépenses courantes, mais comme de l'investissement qui génère un capital intellectuel. La valeur ajoutée s'en trouve donc augmentée. L'impact de la R&D sur le calcul du PIB n'est pas négligeable : +2,37 %. L'autre grand changement, c'est la prise en compte des activités illégales. C'est lui qui a suscité le plus de commentaires, même si drogue, prostitution et contrebande ne dopent le PIB que de 0,37 %.

164 euros les services d'une escort-girl, 120 euros le massage

Mais la BNB a très sérieusement étudié ces activités au travers de rapports de police et d'estimations faites par des études universitaires. La BNB fournit ainsi les tarifs moyens pratiqués par les escort-girls (164 euros le service), les filles en vitrine (63 euros) ou les salons de massage (120 euros) ! Elle estime que 10 % des hommes entre 18 et 65 ans sont des clients réguliers qui font appel à des "professionnelles" en moyenne 15 fois par an. Le chiffre d'affaires du secteur était estimé en 2010 (dernier chiffres disponibles) à 424 millions d'euros.

C'est toutefois moins que le business de la drogue, qui a produit en 2010 un chiffre d'affaires de 983 millions d'euros, dont 903 millions de valeur ajoutée. Ces chiffres montrent aussi que la Belgique est une plaque tournante. Les Belges ne consomment que pour 535 millions d'euros, alors que les exportations de drogue se chiffrent à 570 millions.

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Escort-girl tuée à Zurich

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Escort-girl tuée à Zurich

29 septembre 2014 10:41; Act: 29.09.2014 11:15 Print

Selon des recherches effectuées par «Blick», la Polonaise tuée le 15 septembre dans un palace zurichois aurait succombé à une pratique sexuelle qui consiste à se faire étrangler.

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La prostituée se présentait sous le nom de Kathleen sur la page web du night-club Life de Dübendorf. (photo: Website Club Life)

Un Suisse de 47 ans a récemment avoué le meurtre d'une escort-girl de 25 ans. Le quadragénaire avait séjourné du 15 au 16 septembre au Dolder Grand, un palace zurichois, avec la Polonaise, avant de ramener son cadavre chez lui. La police a retrouvé le corps sans vie de la jeune femme le 24 septembre dernier.

Des recherches effectuées par «Blick» ont montré que l'homme - domicilié à Küsnacht (ZH) - aurait transporté le corps de la jeune Polonaise dans une grande valise jusque chez lui. Là, il aurait entreposé le cadavre dans sa cave à vin. L'information n'a cependant pas été confirmée par le Ministère public zurichois, qui s'est contenté de déclarer qu'une enquête était en cours.

Selon le quotidien alémanique, le quadragénaire était connu pour ses pratiques sexuelles «extrêmes». «On savait qu'il aimait les jeux au cours desquels il étranglait les prostituées. On dit qu'il serrait parfois jusqu'à ce qu'elles perdent connaissance. Il dépensait des sommes jusqu'à cinq chiffres pour vivre ses fantasmes», explique ainsi un connaisseur de la scène. Une sexologue, interrogée lundi par «Blick», explique que certains aiment ce genre de pratiques parce qu'elles leur donnent un sentiment de pouvoir. «Au moment où on étrangle quelqu'un, on a la vie de cette personne entre ses mains», affirme Maggie Tapert.

(ofu)

CAMEROUN::Cameroun – Escort girls : Les belles aux prix d’or::CAMEROON

Cameroun,Cameroon - Escort girls : Les belles aux prix d’orSouvent assimilées à des prostituées, elles restent une curiosité pour beaucoup de personnes, et comptent parmi leurs clients les plus fidèles des personnalités.

Edith est de ces filles qui attirent l’attention sur elles, sans même le vouloir. Le genre qui vous obligent à vous retourner sur son passage, sans même que vous ne compreniez comment et pourquoi. Lorsqu’elle rentre dans le hall de l’hôtel dans lequel elle a donné rendez-vous au reporter du Jour, on aurait dit que le temps s’arrêtait quelques secondes. Hommes, et femmes jettent un coup d’oeil pour voir passer la jeune fille qui vient d’entrer. Son crâne rasé et coloré en blond platine, ne retire rien à sa féminité.

Tout au contraire, il fait ressortir le fin tracé de son visage ovale. Sa peau est aussi claire que le sac de marque jaune qu’elle a à son bras. Sa taille effilée se dessine sous la longue robe qu’elle porte négligemment. Lorsqu’elle retire les lunettes de soleil qui encombraient son visage, l’on découvre des yeux, entourés de cernes, sûrement dues à la fatigue. Elle revient tout juste d’un weekend end de folie à Limbé avec un client, et n’a pas encore eu le temps de se reposer. A 27 ans, la fille aînée d’une famille de trois enfants a derrière 5 ans d’ancienneté dans la profession d’Escort-girl. « C’est l’une de mes tantes qui m’a introduite dans le circuit » se souvient Edith.

Après l’obtention de son baccalauréat littéraire, elle s’inscrit à la faculté de sciences juridiques de l’université de Yaoundé 2 mais n’ira pas bien loin. « Je m’ennuyais à l’école, et, j’ai commencé à sortir tous les soirs. Ma tante a remarqué que je plaisais aux hommes, et m’a proposé un jour de sortir avec un monsieur de 15 ans mon aîné, en échange de 25.000Fcfa » raconte la jeune fille. Après son « baptême de feu », elle multiplie les rencontres et les rend-vous avec des messieurs que sa tante lui présente à chaque fois. Jusqu’au jour où elle se rend compte, dans une conversation avec un client fidèle que sa tante ne lui reverse que le tiers de ce qu’elle perçoit lors de ses arrangements.

Dès ce jour-là, elle se brouille d’avec sa maîtresse, et se met à son propre compte. Dès lors, elle décide de ne vive que de son activité. Elle improvise alors, et décide de se créer son propre carnet d’adresse. « L’expérience que j’ai acquise avec ma tante m’a permis de prendre confiance en moi. J’ai compris que je pouvais obtenir des hommes beaucoup de choses, sans fournir trop d’efforts », dit-elle confiante. Durant sa période de transition, Edith déménage de chez ses parents, et s’installe dans son premier chez elle. « Rien d’extravagant, un studio moderne à Essos », non loin de la route pour faciliter ses déplacements. Elle commence à fréquenter les salons de beauté assidûment, et s’arrange à être « dehors » au moins quatre soirs par semaine.

Elle mise tout sur son physique, bien qu’elle soit loin d’être bête. « J’ai la chance de ne pas avoir de problèmes de peau, donc, le travail n’a pas été très difficile, je voulais juste être plus claire et n’avoir aucune tâche sur le corps » insiste l’ancienne pensionnaire de Soa. Pari gagné, début 2009, elle se lie d’amitié avec les agents de sécurité de plusieurs hôtels de Yaoundé, se présentent aux serveuses dans les snacks bars et restaurants huppés de la capitale, mais aussi, aux gérants de discothèques de la ville. Le deal étant de leur donner une commission à chaque fois qu’ils lui ramènent un client. Entre temps, elle continue de se faire voir dans divers lieux, qu’elle sélectionne minutieusement. Depuis, Edith s’est fait son carnet d’adresses, et a déménagé une fois encore. Exit son studio d’antan, aujourd’hui, elle vit avec son petit frère dans un appartement bien situé, dans un quartier chic.

Elle conduit une voiture offerte par l’un de ses clients amoureux d’elle, et s’occupe des études de ses cadets depuis que son père est à la retraite.

Des accompagnatrices d’abord

Contrairement aux croyances populaires, les escortes girls comme Edith ne sont pas des prostituées. Différemment des premières, « elles ont la tâche d’escorter, accompagner, les clients lors d’évènements où ils souhaitent être vus en présence de jolies femmes », explique Elise, propriétaire d’une agence. Les escort-girls ont la particularité d’avoir en général des mensurations semblables à celles de mannequins. « Ce sont des mensurations standards, qui sont susceptibles de correspondre aux goûts de tous les hommes » renchérit Elise.

C’est au quartier Bastos que l’on nous indique l’une de ces agences. Située au coeur du quartier, elle est réputée pour ses services dans la formation et le prêt d’hôtesses lors d’évènements organisés. Mais, l’accueil de l’agence indique que leurs services sont variés : accueil téléphonique, accueil des visiteurs, du courrier et de prestige, conciergerie et aménagement d’accueil. Les demoiselles postées à l’entrée, deux, sont chacune installées derrière un écran d’ordinateur et portent la même tenue. Celle que nous approchons pour des renseignements nous rectifie lorsque nous demandons s’il y a un service d’escorte dans l’agence. « Des hôtesses vous voulez dire » nous reprend-elle. Soit. La mine renfrognée de la réceptionniste confirme les indiscrétions qui nous ont menées à l’agence, nous affirmant qu’il était possible ici de rencontrer des escort-girls. Pour jouer le jeu, nous demandons à notre interlocutrice les conditions d’adhésion à l’agence.

« Vous passez un premier casting face aux responsables, il faut absolument faire plus d’un mètre 65, être parfaitement bilingue et de bonne moralité » nous renseigne- t-elle. Qu’entend-on par être de bonne moralité ? « Vous n’êtes pas une petite fille, il ne faut pas venir ici en se disant qu’on va chercher les hommes » nous répond la réceptionniste. Par la suite, il est exigé de déposer 10.000 Fcfa pour son inscription, si jamais la première étape est passée, et 30.000Fcfa pour l’abonnement et la formation. Une formation de trois mois, trois jours de la semaine, digne de celle que reçoivent les mannequins.

Bien que les responsables de ladite agence ne veuillent pas parler de leurs activités parallèles, l’une de leurs anciennes pensionnaires se rappelle encore du mode de fonctionnement. Toute action et démarche passe par l’agence. Les clients rentrent en contact avec les responsables, qui leur proposent une brochette de filles. Une fois leur choix fait, les rendez-vous sont pris. Les modalités (argent, le temps mis) sont réglées avec la hiérarchie. Le client vient alors chercher son accompagnatrice à l’heure convenue, celle-ci signe un papier pour signaler sa sortie, et a l’obligation de retourner à l’agence pour signaler qu’elle en a terminé avec son service. « Les à-côtés » se gèrent pendant la sortie. C’està- dire, la version officielle dit que les filles prêtées pour des évènements ne font qu’accompagner leur client, et pourtant, notre ancienne escort-girl nous rapporte qu’il lui est arrivé d’aller plus loin avec certains clients. « Nous nous arrangions tous les deux, en dehors de l’agence ».

Cette fois-là, les tarifs sont fixés par la jeune fille elle-même. Tout dépend de la personne qu’elle a en face d’elle et de ses désirs. Ainsi, les prix débutent à 50.000Fcfa pour tout type de prestation. La nuit avec l’une d’entre elle peut courir jusqu’à 250.000Fcfa. Certains trouvent les prix exorbitants, mais, l’ancienne accompagnatrice justifie cela par la perversité et le travail que tout cela exige. « J’avais des clients qui voulaient à tout prix assouvir tous leurs fantasmes en une nuit. L’argent étant la seule motivation, il faut donc mettre un paquet sur la table pour pouvoir être satisfait à cent pour cent » développe celle qui est désormais mariée et mère de deux enfants. « Pendant votre mission, vous devenez leur femme de substitution, les cris et les problèmes en moins » ajoute-t-elle. Raison pour laquelle il est indispensable de pouvoir les divertir, leur permettre de se relaxer et penser à autre chose que leur travail.

Parlant de travail, Adeline, 29 ans, est une jeune cadre dans une société de téléphonie mobile. Grâce à son emploi, elle est tous les jours en contact avec de nombreuses personnes, de toutes les classes sociales. Elle en profite donc pour se créer des relations hors-boulot avec certains d’entre eux. Vous l’aurez compris, Adeline est escort-girl en freelance. Issue d’une famille aisée, elle est à l’abri du besoin depuis sa tendre enfance. Mais, ressent toujours le besoin de s’offrir des bijoux, et accessoire hors de prix. De plus, la jeune fille a l’esprit aventurier et est toujours prête pour un déplacement à l’oeil. Pour elle, tout a débuté comme un jeu. Le fait que plusieurs clients lui ai fait des compliments en se présentant à son guichet l’a amené à penser qu’elle pouvait en tirer profit. Alors, elle se sert des fiches de renseignement que remettent les clients pour choisir ses proies et leur proposer ses services.

« En général, quand je les contacte, ils sont surpris, et presque toujours intéressés, donc c’est facile d’établir le contact » développe Adeline. Ainsi, la jeune fille a constitué depuis peu son baromètre, et accompagne avec plaisir les clients qu’elle a appâté. « Après les quelques conversations qu’on échange au téléphone, je leur envoie un sms avec les prix de chacune de mes prestations, du restaurant aux rapports sexuels, en passant par les voyages, tout y est compris » ajoute la jeune cadre. Sachant qu’elle choisit minutieusement ses clients, il est rare que ceux-ci soient réticents à payer des sommes telles que 35.000Fcfa pour jouir d’une « gâterie » au chocolat, la spécialité d’Adeline.

La peur de Cupidon

Loin des strass sur leurs escarpins, et des brésiliennes qu’elles ont sur la tête, les escort-girls sont des femmes à part entière. Leur métier comporte énormément de risques et les expose à mille et un dangers. « Vous pouvez avoir à faire à des clients violents, qui ne respectent pas les clauses du contrat » explique avec regret Edith. Pour pallier à ce genre de désagréments, ces mercenaires du charme prennent alors diverses précautions. Lorsqu’elles se décident à aller jusqu’à entretenir des rapports intimes avec leur client, le préservatif est de mise. De plus, elles doivent toujours s’assurer d’être au courant de leur statut sérologique. Les consultations chez les dermatologues et esthéticiennes ne sont pas en reste, et prennent une bonne partie de leur recette. Il faut aussi compter les vêtements, les produits de beauté, les parfums, les accessoires et la panoplie complète de la femme toujours présentable. Et, il faut toujours s’assurer d’avoir un strict minimum sur soi : déodorant de poche, maquillage, sous-vêtements de rechange, lingettes intimes et chaussures.

Malgré toutes ces dépenses, les maladies auxquelles elles sont exposées et les concessions qu’elles doivent faire, que toutes ces filles redoutent le plus est de tomber amoureuses. « J’ai arrêté parce que mon compagnon ne supportait plus mes activités, et pourtant, c’est dans ce cadre que nous nous sommes rencontrés. Comme je l’aimais, le l’ai suivi, et aujourd’hui je suis femme au foyer » révèle notre ancienne escort girl. S’éprendre d’un client est la chose la plus redoutable qui soit. Cela est interdit dans les agences soit en ligne, soit physiques. Et pour celles qui travaillent à leur propre compte, il s’agit là d’un frein à leur carrière ou alors à la fin d’une vie qu’elles trouvent féerique.

© Le Jour : Inès Ntsama

Paru le Lundi 29 Septembre 2014 00:00:00 Lu : 2899 fois

4

SAMBABITOHNG GERMANY

1

@camer.be
la facture de la photo là va vous depassÉ

Lundi 29 Septembre 2014 00:05:09
MVAMBA(Fayetteville) UNITED STATES

2

description romantique d'une activite reellement prosaique. les escort-girls en definitive ne sont ni plus ni moins que des prostituees qui utilisent des methodes assez differentes de leurs concurrentes des rues et autres lieux moins reluisants. il y a des sites internet ou par millions dans divers pays, elles commercialisent leurs services avec a l'appui des photos et des images qui n'ont rien a envier aux actrices du "hardcore".pas donc de quoi pavoiser.

Lundi 29 Septembre 2014 01:02:08

ZED2THREE

3

ntsama,"les belles au prix d'or",serais-tu entrain de faire l'éloge de la prostitution,cet esclavagisme sexuel qui déciment nos pays?

Lundi 29 Septembre 2014 10:49:07

EDISA0808

4

escort girls est une forme gentille pour designer les prostitues . ses filles / femmes vendent leurs corps pour de l'argent .
dans un pays ou la prostitution est un delit, ce genre de buissiness ne devrait pas etre pratique.
il parait qu'il ya une geurre qui ne dit pas son nom la bas , camer vs chinoises .

Lundi 29 Septembre 2014 11:06:15

Chers intervenants,
Depuis quelques temps, les débats sont devenus houleux dans les réactions sur votre site Internet Camer.be. Si votre site se veut un lieu de débats, cet espace n’est pas, et ne sera jamais, la tribune des injures à caractères tribales,racistes, antisémites et même des injures personnelles entre certains lecteurs qui se connaissent aussi bien de façon épistolaire que physique.
Nous traquerons désormais des réactions comportant des injures et, à chaque réaction malveillante, nous n'hésiterons pas à bannir définitivement et sans recours les auteurs tout en les excluant sans réserve de notre base de données.

Cameroun – Métiers – Escort Girls: Les belles aux prix d’or

Edith est de ces filles qui attirent l'attention sur elles, sans même le vouloir. Le genre qui vous obligent à vous retourner sur son passage, sans même que vous ne compreniez comment et pourquoi. Lorsqu'elle rentre dans le hall de l'hôtel dans lequel elle a donné rendez-vous au reporter du Jour, on aurait dit que le temps s'arrêtait quelques secondes. Hommes, et femmes jettent un coup d'œil pour voir passer la jeune fille qui vient d'entrer. Son crâne rasé et coloré en blond platine, ne retire rien à sa féminité. Tout au contraire, il fait ressortir le fin tracé de son visage ovale. Sa peau est aussi claire que le sac de marque jaune qu'elle a à son bras. Sa taille effilée se dessine sous la longue robe qu'elle porte négligemment. Lorsqu'elle retire les lunettes de soleil qui encombraient son visage, l'on découvre des yeux, entourés de bernes, sûrement dues

à la fatigue. Elle revient tout juste d'un weekend de folie à Limbé avec un client, et n'a pas encore eu le temps de se reposer.

A 27 ans, la fille aînée d'une famille de trois enfants a derrière 5 ans d'ancienneté dans la profession d'Escort-girl. «C'est l'une de mes tantes qui m'avait introduite dans le circuit» se souvient Edith. Après l'obtention de son baccalauréat littéraire, elle s'inscrit à la faculté des sciences juridiques de l'université de Yaoundé 2 mais n'ira pas bien loin. «Je m'ennuyais à l'école, et j'ai commencé à sortir tous les soirs. Ma tante a remarqué que je plaisais aux hommes, et m'a proposé un jour de sortir avec un monsieur de 15 ans mon aîné, en échange de 25.000Fcfa» raconte la jeune fille. Après son «baptême de feu», elle multiplie les rencontres et les rend-vous avec des messieurs que sa tante lui présente à chaque fois. Jusqu'au jour où elle se rend compte, dans une conversation avec un client fidèle que sa tante ne lui reverse que le tiers de ce qu'elle perçoit lors de ses arrangements. Dès ce jour-là, elle se brouille d'avec sa maîtresse, et se met à son propre compte. Dès lors, elle décide de ne vivre que de son activité. Elle improvise alors, et décide de se créer son propre carnet d'adresses. «L'expérience que j'ai acquise avec ma tante m'a permis de prendre confiance en moi. J'ai compris que je pouvais obtenir des hommes beaucoup de choses, sans fournir trop d'efforts», dit-elle confiante.

Durant sa période de transition, Edith déménage de chez ses parents, et s'installe dans son premier chez elle. «Rien d'extravagant, un studio moderne à Essos», non loin de la route pour faciliter ses déplacements. Elle commence à fréquenter les salons de beauté assidûment et s'arrange à être «dehors» au moins quatre soirs par semaine. Elle mise tout sur son physique, bien qu'elle soit loin d'être bête. «J'ai la chance de ne pas avoir de problèmes de peau, donc, le travail n'a pas été très difficile, je voulais juste être plus claire et n'avoir aucune tâche sur le corps» insiste l'ancienne pensionnaire de Soa.

Pari gagné, début 2009, elle se lie d'amitié avec les agents de sécurité de plusieurs hôtels de Yaoundé, se présentent aux serveuses dans les snacks bars et restaurants huppés de la capitale, mais aussi, aux gérants de discothèques de la ville. Le deal étant de leur donner une commission à chaque fois qu'ils lui ramènent un client. Entre temps, elle continue de se faire voir dans divers lieux, qu'elle sélectionne minutieusement. Depuis,. Edith s'est fait son carnet d'adresses, et a déménagé une fois encore. Exit son studio d'antan, aujourd'hui, elle vit avec son petit frère dans un appartement bien situé, dans un quartier chic. Elle conduit une voiture offerte par l'un de ses clients amoureux d'elle, et s'occupe des études de ses cadets depuis que son père est à la retraite.

Des accompagnatrices d'abord
Contrairement aux croyances populaires, les escortes girls comme Edith ne sont pas des prostituées. Différemment des premières, «elles ont la tâche d'escorter, accompagner, les clients lors d'évènements où ils souhaitent être vus en présence de jolies femmes», explique Elise, propriétaire d'une agence. Les escort-girls ont la particularité d'avoir en général des mensurations semblables à celles de mannequins. «Ce sont des mensurations standards, qui sont susceptibles de correspondre aux goûts de tous les hommes» renchérit Elise. C'est au quartier Bastos que l'on nous indique l'une de ces agences. Située au cœur du quartier, elle est réputée pour ses services dans la formation et le prêt d'hôtesses lors d'évènements organisés. Mais, l'accueil de l'agence indique que leurs services sont variés: accueil téléphonique, accueil des visiteurs, du courrier et de prestige, conciergerie et aménagement d'accueil. Les demoiselles postées à l'entrée, deux, sont chacune installées derrière un écran d'ordinateur et portent la même tenue. Celle que nous approchons pour des renseignements nous rectifie lorsque nous demandons s'il y a un service d'escorte dans l'agence. «Des hôtesses vous voulez dire» nous reprend-elle. Soit. La mine renfrognée de la réceptionniste confirme les indiscrétions qui nous ont menées à l'agence, nous affirmant qu'il était possible ici de rencontrer des escort-girls. Pour jouer le jeu, nous demandons à notre interlocutrice les conditions d'adhésion à l'agence. «Vous passez un premier casting face aux responsables, il faut absolument faire plus d'un mètre 65, être parfaitement bilingue et de bonne moralité» nous renseigne-t-elle. Qu'entend-on par être de bonne moralité ? «Vous n'êtes pas une petite fille, il ne faut pas venir ici en se disant qu'on va chercher les hommes» nous répond la réceptionniste. Par la suite, il est exigé de déposer 10.000 Fcfa pour son inscription, si jamais la première étape est passée, et 30.000Fcfa pour l'abonnement et la formation. Une formation de trois mois, trois jours de la semaine, digne de celle que reçoivent les mannequins.

Bien que les responsables de ladite agence ne veuillent pas parler de leurs activités parallèles, l'une de leurs anciennes pensionnaires se rappelle encore du mode de fonctionnement.Toute action et démarche passent par l'agence. Les clients rentrent en contact avec les responsables, qui leur proposent une brochette de filles. Une fois leur choix fait, les rendez-vous sont pris. Les modalités (argent, le temps mis) sont réglées avec la hiérarchie. Le client vient alors chercher son accompagnatrice à l'heure convenue, celle-ci signe un papier pour signaler sa sortie, et a l'obligation de retourner à l'agence pour signaler qu'elle en a terminé avec son service. «Les à-côtés» se gèrent pendant la sortie. C'est-à-dire, la version officielle dit que les filles "prêtées" pour des évènements ne font qu'accompagner leur client, et pourtant, notre ancienne escort-girl nous rapporte qu'il lui est arrivé d'aller plus loin avec certains clients. «Nous nous arrangions tous les deux, en dehors de l'agence». Cette fois-là, les tarifs sont fixés par la jeune fille elle-même. Tout dépend de la personne qu'elle a en face d'elle et de ses désirs. Ainsi, les prix débutent à 50.000Fcfa pour tout type de prestation. La nuit avec l'une d'entre elle peut courir jusqu'à 250.000Fcfa. Certains trouvent les prix exorbitants, mais, l'ancienne accompagnatrice justifie cela par la perversité et le travail que tout cela exige. «J'avais des clients qui voulaient à tout prix assouvir tous leurs fantasmes en une nuit. L'argent étant la seule motivation, il faut donc mettre un paquet sur la table pour pouvoir être satisfait à cent pour cent» développe celle qui est désormais mariée et mère de deux enfants. «Pendant votre mission, vous devenez leur femme de substitution, les cris et les problèmes en moins» ajoute-t-elle. Raison pour laquelle il est indispensable de pouvoir les divertir, leur permettre de se relaxer et penser à autre chose que leur travail.

Parlant de travail, Adeline, 29 ans, est une jeune cadre dans une société de téléphonie mobile. Grâce à son emploi, elle est tous les jours en contact avec de nombreuses personnes, de toutes les classes sociales. Elle en profite donc pour se créer des relations hors-boulot avec certains d'entre eux. Vous l'aurez compris, Adeline est escort-girl en free-lance. Issue d'une famille aisée, elle est à l'abri du besoin depuis sa tendre enfance. Mais, ressent toujours le besoin de s'offrir des bijoux, et accessoires hors de prix. De plus, la jeune fille à l'esprit aventurier et est toujours prête pour un déplacement à l'œil. Pour-elle, tout a débuté comme un jeu. Le fait que plusieurs clients lui aient fait des compliments en se présentant à son guichet l'a amené à penser qu'elle pouvait en tirer profit. Alors, elle se sert des fiches de renseignement que remettent les clients pour choisir ses proies et leur proposer ses services. «En général, quand je les contacte, ils sont surpris, et presque toujours intéressés, donc c'est facile d'établir le contact» développe Adeline. Ainsi, la jeune fille a constitué depuis peu son baromètre, et accompagne avec plaisir les clients qu'elle a appâté. «Après les quelques conversations qu'on échange au téléphone, je leur envoie un sms avec les prix de chacune de mes prestations, du restaurant aux rapports sexuels, en passant par les voyages, tout y est compris» ajoute la jeune cadre. Sachant qu'elle choisit minutieusement ses clients, il est rare que ceux-ci soient réticents à payer des sommes telles que 35.000Fcfa pour jouir d'une «gâterie ».au chocolat, la spécialité d'Adeline.

La peur de Cupidon
Loin des strass sur leurs escarpins, et des brésiliennes qu'elles ont sur la tête, les escort-girls sont des femmes à part entière. Leur métier comporte énormément de risques et les expose à mille et un dangers. «Vous pouvez avoir à faire à des clients violents, qui ne respectent pas les clauses du contrat» explique avec regret Edith. Pour pallier à ce genre de désagréments, ces mercenaires du charme prennent alors diverses précautions. Lorsqu'elles se décident à aller jusqu'à entretenir des rapports intimes avec leur client, le préservatif est de mise. De plus, elles doivent toujours s'assurer d'être au courant de leur statut sérologique. Les consultations chez les dermatologues et esthéticiennes ne sont pas en reste, et prennent une bonne partie de leur recette. Il faut aussi compter les vêtements, les produits de beauté, les parfums, les accessoires et la panoplie complète de la femme toujours présentable. Et, il faut toujours s'assurer d'avoir un strict minimum sur soi: déodorant de poche, maquillage; sous-vêtements de rechange, lingettes intimes et chaussures.

Malgré toutes ces dépenses, les maladies auxquelles elles sont exposées et les concessions qu'elles doivent faire, que toutes ces filles redoutent le plus est de tomber amoureuses. «J'ai arrêté parce que mon compagnon ne supportait plus mes activités, et pourtant, c'est dans ce cadre que nous nous sommes rencontrés. Comme je l'aimais, le l'ai suivi, et aujourd'hui je suis femme au foyer» révèle notre ancienne escort girl. S'éprendre d'un client est la chose la plus redoutable qui soit. Cela est interdit dans les agences soit en ligne, soit physiques. Et pour celles qui travaillent à leur propre compte, il s'agit là d'un frein à leur carrière ou alors à la fin d'une vie qu'elles trouvent féerique.
Par souci de confidentialité, les prénoms cités dans le texte ont été changés.

Tuée au palace puis jetée à la cave

Escort Girl

Justina, une prostituée polonaise, a probablement été étranglée dans une chambre de l’Hôtel Dolder-Grand de Zurich.

Justina telle qu’elle se présentait à ses clients.

Justina telle qu’elle se présentait à ses clients.

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Son meurtrier a déplacé lui-même le corps sans se faire remarquer, et l’a caché pendant une dizaine de jours dans sa cave à vins.

Elle avait à peine 25 ans et, selon ses proches, elle respirait la joie de vivre. Mais l’existence de Justina, une escort girl polonaise, s’est achevée la nuit du 15 au 16 septembre dans une chambre de l’hôtel le plus prestigieux de Zurich, le Dolder Grand. Elle a probablement été étranglée.

Il sort le corps dans une valise

Son meurtrier, Robert S., un ancien banquier de Küsnacht (ZH), sur la Côte dorée, réussit à sortir le corps du cinq-étoiles dans une grosse valise sans se faire remarquer, et à le planquer chez lui pendant une dizaine de jours. Selon les informations de Blick qui paraissent aujourd’hui, le cadavre était entreposé dans la cave à vins. Car la température ne devait pas dépasser les 12 degrés.

Un adepte de l’étranglement

Meurtre ou accident? La question reste posée. Toujours selon le quotidien alémanique, S. serait un adepte de l’étranglement pendant l’acte sexuel. Une hypothèse envisagée par les limiers zurichois. «L’enquête se poursuit et nous ne donnerons pas d’informations avant la semaine prochaine», a toutefois précisé Corinne Bouvard, porte-parole du Ministère public central. Mais des différents témoignages, une certitude émerge: S. était accro à Justina et faisait partie de ses habitués. «Il en était même amoureux», croit savoir de son côté Telezüri.

Une prostituée très appréciée

Justina, officiellement une strip-teaseuse, était de fait l’une des prostituées les plus appréciées de deux bordels à Dübendorf (ZH) appartenant au même groupe Bumsalp: un moyen de gamme doté d’un sauna, et le Club Life plus huppé à 240 francs les 30 minutes. Elle était considérée comme un «top shot de la branche» selon un client. Trait particulier, la belle de 1,75 m zézayait légèrement.

La soirée du 15 septembre, Justina avait rencontré Robert S. au Club Life et l’avait suivi au Dolder Grand. Depuis, silence radio. Justina qui entretenait des relations suivies avec sa famille en Pologne, soudainement, ne donnait plus de ses nouvelles. Inquiets, les proches alertent la police polonaise qui va lancer un avis de recherche et demander aux autorités cantonales zurichoises d’ouvrir une enquête par le biais de l’entraide judiciaire. Bien vite, les limiers vont tomber sur Robert S., le client habituel guère apprécié des collègues de Justina. Arrêté chez lui, le suspect passe rapidement aux aveux. Infirmière de formation

Justina a travaillé sous divers pseudonymes comme Oana, Kathleen ou Deborah. Elle avait choisi la Suisse en 2011 et rentrait régulièrement en Pologne. Avant d’entamer sa carrière de travailleuse du sexe, elle avait suivi une formation complète d’infirmière en Pologne. (Le Matin)

Créé: 27.09.2014, 13h01

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Suisse : une escort-girl tuée dans un palace

Une jeune prostituée de luxe a été tuée dans un hôtel zurichois et son meurtrier présumé a pu transporter le corps sans être inquiété.

Crédit : AFP / SEBASTIEN BOZON

Un policier suisse à Menznau, près e Lucerne, le 27 février 2013 (image d'illustration)

Un homme de nationalité suisse a avoué le meurtre d'une escort-girl polonaise de 25 ans, dans un luxueux hôtel de Zurich, a annoncé la police cantonale ce vendredi 26 septembre. Le meurtrier présumé a pu transporter le corps à son domicile sans être arrêté.

L'alerte a été lancée par la famille de la jeune femme, danseuse dans une boîte de nuit zurichoise, qui aurait du rentrer en Pologne la semaine dernière. La police a découvert le corps au domicile du Suisse de 47 ans, un de ses clients réguliers, dans une banlieue chic de Zurich, où il l'avait caché pendant 9 jours.

Le corps dissimulé pendant 9 jours

Le client avait séjourné dans cet hôtel avec la jeune femme dans la nuit du 15 au 16 septembre, peu avant qu'elle soit portée disparue. Les raisons et les circonstances du meurtre ne sont pas encore connues.

Selon une porte-parole du ministère public de Zurich, en charge de l'enquête, l'homme n'a aucun antécédent judiciaire.

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Il tue une escort-girl, puis la cache chez lui

L'homme a avoué le meurtre de la jeune femme. Après l'avoir tuée la semaine dernière dans un palace zurichois, le Dolder Grand, situé sur les hauteurs de la ville, il avait emmené son cadavre chez lui. Danseuse dans une boîte de nuit zurichoise, la jeune femme aurait dû rentrer en Pologne, la semaine dernière, indique jeudi la police cantonale. N'étant pas revenue dans son pays, elle a été portée disparue. Suite à une demande d'entraide transmise par les autorités polonaises, la police zurichoise a lancé une opération de recherche.

L'enquête a abouti au domicile d'une connaissance de la jeune femme - le meurtrier - grâce au formulaire d'enregistrement d'un hôtel zurichois. L'homme a séjourné dans cet hôtel avec la Polonaise dans la nuit du 15 au 16 septembre, peu avant qu'elle soit portée disparue. Mercredi matin, la police a arrêté le suspect à son domicile qui a été perquisitionné dans le même temps. Les policiers ont alors retrouvé le cadavre que le maître des lieux avait caché. L'homme a avoué les faits lors du premier interrogatoire.

Les raisons et les circonstances du meurtre ne sont pas encore connues. La police zurichoise n'a pas donné davantage d'informations en raison de l'enquête en cours. Une autre prostituée de l'Est, Bulgare elle, a été victime d'un homicide récemment. Le corps de cette femme de 36 ans domiciliée en Argovie et travaillant à Lucerne a été trouvé dimanche, dans le Lac des Quatre-Cantons.

(L'essentiel / ats)

Zurich: une escort-girl tuée dans un palace

Une escort-girl polonaise de 25 ans a été tuée dans un hôtel zurichois, et son meurtrier présumé, un Suisse, a pu transporter son corps sans être inquiété à son domicile, a appris l'AFP aujour'hui auprès de la police cantonale.

Selon la presse suisse, cet hôtel est un palace zurichois, le Dolder Grand, situé sur les hauteurs de la ville. Interrogée, une porte-parole du palace a indiqué que l'hôtel allait "communiquer dès que possible" sur cette affaire. La police de son côté ne donne aucune information sur le nom de l'hôtel.

Le corps de la jeune femme, qui faisait l'objet de recherches lancées par sa famille inquiète de ne pas avoir de ses nouvelles, a été retrouvé mercredi dernier au domicile du Suisse de 47 ans, un de ses clients réguliers, à Kuesnacht, la banlieue chic de Zurich, où il l'avait caché pendant 9 jours.

L'homme a avoué le meurtre de la jeune femme, selon la police.
Danseuse dans une boîte de nuit zurichoise, la jeune femme aurait dû rentrer en Pologne la semaine dernière, a indiqué la police cantonale de Zurich. N'étant pas revenue dans son pays, elle a été portée disparue, après des démarches de sa famille à qui elle téléphonait tous les jours. Suite à une demande d'entraide transmise par les autorités polonaises, la police zurichoise a lancé une opération de recherche.

L'enquête a abouti au domicile d'une connaissance de la jeune femme - le meurtrier - grâce au formulaire d'enregistrement de l'hôtel zurichois. L'homme avait séjourné dans cet hôtel avec la jeune femme dans la nuit du 15 au 16 septembre, peu avant qu'elle soit portée disparue. Le domicile de cet homme a alors été perquisitioné et la police y a découvert le cadavre de la jeune femme.

Les raisons et les circonstances du meurtre ne sont pas encore connues. Selon une porte-parole du ministère public de Zurich, en charge de l'enquête, l'homme n'a aucun antécédent judiciaire.

Escort-girl tuée dans un palace zurichois

Fait divers

Un meurtre a eu lieu dans le célèbre hôtel de luxe Dolder Grand de Zurich. Un homme a tué une jeune Polonaise dans une chambre avant de cacher son cadavre chez lui à Küsnacht.

Le Dolder Grand est l'un des hôtels de luxe les plus connus de Suisse. C'est là qu'a eu lieu le drame.

Le Dolder Grand est l'un des hôtels de luxe les plus connus de Suisse. C'est là qu'a eu lieu le drame.
Image: Wikimedia commons

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C'est un fait divers inhabituel et digne d'un roman policier qui secoue la ville de Zurich. En effet, le Dolder Grand, un des palaces les plus prisés de Zurich a été le théâtre d'un meurtre en début de semaine. Une jeune escort-girl de 25 ans, originaire de Pologne, a été assassinée par un homme de 47 ans, rapporte le Blick sur son site ce vendredi 26 septembre.

Les faits se sont produits dans la nuit de lundi à mardi de la semaine dernière, rapporte le journal. L'homme a tué la jeune femme, prénommée Justina, dans une chambre du palace, avant de parvenir à sortir son cadavre de l'établissement et de l'entreposer chez lui, à Küsnacht, sur la côte dorée zurichoise, pendant neuf jours!

Les caméras n'ont rien remarqué

La police n'est pas encore parvenue à établir le moment du décès de la jeune Polonaise ni les raisons exactes de son assassinat. Elle ne sait pas non plus comment l'homme a réussi à sortir le corps de l'hôtel. En effet, les caméras de surveillance n'ont rien enregistré d'anormal et aucune trace suspecte n'a été décelée dans la chambre où le meurtre s'est produit.

A Küsnacht, où l'homme a transporté en voiture Justina, personne n'a rien remarqué non plus. C'est la famille de la jeune femme qui téléphonait chaque jour en Pologne qui a lancé l'alerte, inquiète de ne pas avoir de ses nouvelles.

Selon le Blick, l'escort-girl travaillait depuis un an en tant que danseuse dans deux clubs de Dübendorf. Son assassin présumé serait l'un des clients de ces boîtes de nuit. Il se serait déjà rendu coupable de délits sexuels, rapporte le Blick. Il a été arrêté mercredi par la police à Küsnacht. (Newsnet)

Créé: 26.09.2014, 08h03

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Pourquoi les tarifs de la prostitution sont de plus en plus bas

Les tarifs de la prostitution ont fortement baissé dans le monde entier. C’est la conclusion d’une étude du magazine The Economist qui a analysé 190 000 profils en ligne de travailleuses du sexe dans plus de 80 villes dans 12 pays. Elle a constaté que le prix d’une escort-girl était d’environ 340 dollars de l’heure à la moitié de la décennie passée et que ce tarif est tombé à 260 dollars l’an passé.

Selon le magazine, ce phénomène est imputable à la crise financière, mais aussi à l’impact d’Internet qui a fait en sorte que le marché est devenu plus transparent et qui a également rendu superflu le rôle d’intermédiaires tels que les proxénètes et les agences d’escorts.

La crise financière a aussi eu une influence importante sur la prostitution, souligne The Economist. Dans des villes comme Cleveland, dans l’État américain de l’Ohio, où on constatait au début de cette décennie un taux de chômage de 12,5%, les tarifs se sont complètement effondrés. Des endroits qui ont échappé aux pires effets de la crise économique comme Londres, ont connu la même évolution.

La migration a également joué un rôle. De riches métropoles comme Londres attirent d’importants groupes de migrants. Ces personnes vivent généralement dans une grande misère et pour elles la prostitution est souvent la seule échappatoire. L’arrivée de nouvelles prostituées exerce aussi une pression sur les tarifs.

En Norvège, des prostituées locales ont tenté de mettre en place un tarif déterminé, mais compte tenu du nombre accru de prostituées chez les migrants, il est beaucoup plus difficile de maintenir des contrôles sur les prix non officiels.

D’autre part, l’offre croissante de sexe en ligne - où il est plus facile de travailler dans l’anonymat - a peut-être aussi mené à une forte augmentation de la prostitution locale.

Cependant, certains changements sociaux ont dû provoquer une baisse de la demande. Les rencontres sexuelles éphémères sont beaucoup plus fréquentes qu’elles ne l’étaient par le passé, d’autant que les relations sexuelles hors mariage sont bien mieux acceptées. D’un autre côté, il est devenu plus facile de divorcer. De ce fait, il y a moins de célibataires frustrés et d’hommes mariés qui ont recours aux services des prostituées.

The Economist affirme que beaucoup de prostituées gagnent moins que par le passé, mais le magazine ajoute que leurs revenus ont moins fortement baissé que leurs tarifs ne pourraient le laisser penser : « La publicité d’ordre sexuelle et la vente de sexe se produisent en effet plus souvent en ligne si bien qu’il faut payer moins d’intermédiaires comme les proxénètes, les agences d’escorts ou les maisons closes », écrit-il.