Sophie, 27 ans, est <b>escort</b>-<b>girl</b> dans l'agglo de Chartres

La silhouette gracieuse, moulée dans une jupe crayon extrêmement courte, les pieds cambrés dans des escarpins noirs aux talons vertigineux, Sophie (*) est presque intimidante lorsqu’elle vampe en ouvrant la porte de son discret appartement cosy, dans l’agglomération chartraine. Cette jeune femme au visage rieur pratique depuis deux ans l’activité d’escort-girl. C’est une amie, elle-même escort, qui l’a incitée à entrer en prostitution via les sites de petites annonces sur Internet. « Si je ne le faisais pas pour l’argent, je le ferais peut-être pour rien. Il faut avoir de la libido, aimer le sexe et c’est mon cas. Je ne me sens pas salie. C’est comme une drogue, on se met vite dedans. »

200 € de l’heure

Même la première fois, en 2011, Sophie n’a éprouvé aucune difficulté à se laisser entreprendre par un inconnu. « J’ai longtemps réfléchi à ce que cela impliquait. » Contrairement aux étudiantes ou aux femmes seules qui se résolvent à vendre leur corps pour payer leurs factures, l’escort eurélienne pourrait s’en passer :

« J’ai été serveuse. Je pourrais vivre sans ça, en allant bosser. Mais pourquoi s’embêter à aller travailler pour 900 € par mois quand on peut les gagner en une journée?? C’est pas plus dur que d’aller faire la plonge et d’être le chien de son patron. Le travail, pour moi, est une autre forme de prostitution. »

Avec des prestations tarifées de 120 à 150 € la demi-heure et 200 € de l’heure, Sophie touche des revenus quatre fois plus élevés qu’auparavant, de l’ordre de 4.000 € par mois net d’impôts. C’est sa seule source de revenus.

La jeune femme est consciente des sirènes de « l’argent trop facile. Je ne peux pas respecter ce fric. Ça vient et ça repart aussitôt, en fringues, en produits de beauté. Aucune nana ne respecte le travail de ses fesses. »

L’escort ne cède pourtant pas tout à cette manne financière. Sûre de ses atouts, elle sélectionne. Les clients propres et polis, entre 30 et 50 ans, au physique pas trop disgracieux :Le mec vient pour abuser de toi. Je ne respecte pas le client, je respecte son argent. Il m’arrive parfois de dire non quand les clients me rebutent. Je trouve une excuse. Je dis que mon proprio arrive ou que mes règles sont en avance. Ça marche plutôt bien. » Sophie refuse également les pratiques qui s’éloignent des relations sexuelles conventionnelles, et les rapports non protégés : « Je ne joue ni la dominatrice, ni la petite fille. »« Un mec n’a pas d’intérêt s’il ne me donne pas d’argent » 
Déçue par les hommes, elle s’interdit toute relation affective. « Un mec n’a pas d’intérêt s’il ne me donne pas d’argent. Des petits copains, j’en ai plein et ils payent tous 200 balles?! Dès qu’ils ont passé le pas de ma porte, je les oublie. Je ne me vois pas dans une relation amoureuse. Ce que je fais m’en empêche. » À 27 ans, cette travailleuse du sexe a conscience que la relève pointe le bout des seins. Et les années qui passent la poussent lentement vers la sortie. « Je ne ferai pas ça toute ma vie. Je me donne un an pour mettre un paquet d’argent de côté. Et après, je partirai loin de tout ça. J’aimerais ouvrir une boutique, en Angleterre. Sur place, peut-être que je me trouverai un petit Anglais! »

Les réseaux d'<b>escort</b>-<b>girls</b> envahissent Internet en Eure-et <b>…</b> – Chartres

Des clichés de qualité professionnelle, dévoilant la plastique avantageuse de filles de l’Est photographiées dans des tenues et des décors qui rappellent les artifices de l’industrie pornographique : jusqu’à l’année dernière, ce type d’annonces “haut de gamme” sur Internet ne concernait que la capitale et quelques grandes métropoles de l’Hexagone. En Eure-et-Loir, la prostitution on line offrait un visage plus artisanal et marginal, avec seulement quelques dizaines de petites annonces proposant les services tarifés d’indépendantes sur des sites généralistes bien connus des cyber-chineurs : Wannonce, Vivastreet ou encore Marché.fr. En 2013, les bonnes adresses web restent les mêmes mais la donne a changé.

Une cinquantaine d’annonces

Les escort-girls étrangères dites “de passage” occupent aujourd’hui le haut du pavé… numérique. En tournée, ces filles âgées de 20 à 25 ans ne se sédentarisent pas. Présentes seulement quelques jours par mois en Eure-et-Loir, elles écument les villes de province, reçoivent à l’hôtel ou dans des appartements et disparaissent ensuite vers une autre agglomération pour mieux revenir ensuite. Cette absence de sédentarité décourage toute tentative de recensement mais elles sont au moins une cinquantaine, à un temps T, à exercer en Eure-et-Loir. Souvent extrêmement séduisantes, ces femmes très jeunes viennent majoritairement des pays de l’Est, où la crise économique et les difficultés financières ont renforcé les réseaux de prostitution. Plus rare, les filières asiatique et africaine complètent ce panorama départemental de la prostitution on line. Les rendez-vous ont lieu dans des hôtels ou des appartements loués par les proxénètes dans les agglomérations chartraine et drouaise. Cet afflux rend la concurrence plus rude. En quelques mois, l’offre émergente a commencé à asphyxier la filière africaine et les occasionnelles, chassées par ce sang neuf venu de l’Est.

Sébastien Couratin

Alexandra Coulet dans la peau d'une escort-girl

Alexandra Coulet a rejoint le casting de «So Sorry». La Genevoise, gagnante de la première édition du Bachelor, sur M6, joue le rôle d'une escort-girl, comme on peut le constater dans ce premier épisode.

Autre arrivée: celle de Pierre Aucaigne. L'humoriste français tourne régulièrement dans des pièces de boulevard en Suisse romande. Il apparaît en guest dans cet épisode et sera de retour en septembre.

Angelotti à la retraite

Quant à ce premier épisode, voici son spitch: Monsieur Eduardo Angelotti est prié de partir à la retraite laissant derrière lui des collaborateurs démunis.

Soucieux de partager ses indemnités avec l’ensemble de la population, il s’offre les services d’une escorte très sociale.

«So Sorry!» La série clash!

Aujourd’hui, plus de 2 millions de personnes ont visionné les épisodes sur les multiples plates-formes de la série.

Dans cette nouvelle saison, rien ne se passe comme le pensait Eduardo Angelotti. Libéré de toute responsabilité, il plonge dans une vie facile et ennuyeuse.

Steven ne supporte pas la séparation avec celui qu’il considère comme son unique repère paternel. Kim est sans emploi et sans ressource: que va-t-elle donc faire?

Quatre épisodes avant la pause estivale

Dès aujourd’hui et jusqu’au mois de juillet 2013, c’est un épisode par semaine! La série reprendra ses quartiers en septembre 2013.

Visiter notre site web mobile et responsive www.sosorry.tv pour en savoir plus sur cette série et aussi gagner des cadeaux.

Notre page www.facebook.com/SoSorryLaSerie (plus de 36’000 likes): le relais des infos et des concours de la série.

Le Texas autorise à tuer une escort girl qui refuse un rapport sexuel


Mercredi, un Texan a été acquitté du meurtre d'une escort girl qui s'était refusée à lui. Pour sa défense, l'accusé s'est appuyé sur une loi texane controversée.

Les faits remontent au soir de Noël 2009. Ezekiel Gilbert, 30 ans, sollicite les services de Lenora Evie Frago, une escort girl de 23 ans rencontrée sur un site de petites annonces. Vingt minutes après son arrivée, la jeune femme souhaite quitter les lieux pour donner les 150 dollars à son chauffeur (lisez son proxénète) sans même qu'il y ait eu relation sexuelle. Craignant de voir l'argent s'envoler et s'estimant grugé, Ezekiel lui a tiré dessus. Paralysée, elle décèdera quelques mois plus tard.

Jugé pour meurtre, Ezekiel a finalement été acquitté mercredi par le tribunal du Comté de Bexar, relatent les médias américains, repris par Slate. Pour convaincre les jurés, les avocats de la défense ont évoqué une loi du code pénal du Texas qui autorise "d'utiliser la force létale pour récupérer sa propriété d'un vol de nuit". Le jury a considéré que le recours à la force était justifié pour récupérer les 150 dollars empochés sans contre-partie.

En dépit du plaidoyer des procureurs pour qui la loi n'est pas conçue pour permettre à quelqu'un de forcer une autre personne à pratiquer un acte illégal comme la prostitution, le jury a relaxé le prévenu qui risquait la prison à vie.

7sur7.be

Au Texas, on peut buter une escort girl si elle refuse un rapport sexuel


En 2009, le soir de Noel, Ezekiel Gilbert se sent seul. Il décide alors de contacter Lenora Evie Frago, une escort girl de 23 ans rencontrée sur le web. Le jeune femme se rend chez lui, mais au bout de 20 minutes, elle décide de partir pour une raison qu’on ignore. Elle appelle alors son mac pour lui remettre les 150 dollars de la passe. Mais voilà, la jeune escort quitte les lieux sans avoir eu de rapport avec son client. Fou de rage, celui-ci saisit son revolver et lui tire une balle dans le dos. Lenora restera paralysée et décédera quelques mois plus tard.

Ce fou furieux âgé d’une trentaine d’année, a été jugé mercredi dernier. Il s’est rendu au tribunal du comté de Bexar, accompagné de ses avocats, avec lesquels il a organisé son plan d’attaque: s’appuyer sur une vieille loi oubliée du code pénal du Texas qui autorise l’utilisation de « la force létale pour récupérer sa propriété d’un vol de nuit ». Le jury a considéré que le recours à la force était donc justifié pour récupérer les 150 dollars empochés sans contre-partie. Et contre toute attente, Ezekiel Gilbert a été acquitté.
Les pires lois américaines toujours d’actualités

Comme on a pû s’en apercevoir avec cette affaire d’escorte girl, les Etats-Unis ont bel et bien un quota de lois à la con toujours d’actualités. Voici une liste non-exhaustive des perles qu’on peut trouver dans le code pénal américain:

    En Floride, seule la position du missionnaire est légal (pour éviter les dérapages sodomites)
    Au Missouri, il est illégal de conduire avec un ours hors de sa cage (en cage étant légal).
    Dans le New Jersey, il est illégal de porter un gilet par balle quand on bute quelqu’un.
    En Arizona, il est illégal de posséder plus de deux godemichés.
    Dans l’Ohio, il est illégal d’avoir un poisson bourré
    En Louisiane, on prend 500$ d’amende si on commande un pizza à son pote et qu’il n’est pas au courant.
    En Caroline du Nord, on ne peut pas jouer plus de 5 heures au BINGO
     A New York, sauter du haut d’un gratte ciel est passible de la peine de mort
    Au Nevada, il est interdit d’acheter à boire pour plus de trois personnes à la fois (dans un bar)
    Dans l’Illinois, il est interdit de pisser dans la bouche de son pote.
    À San Francisco, il est illégal de nettoyer sa voiture avec des sous-vêtements usagés
    Les habitants de Seattle n’ont pas le droit de se déplacer avec une arme de plus de 1m80
    En Pennsylvanie, tout automobiliste voyant un groupe de cavaliers le rattrapant doit garer son véhicule, le dissimuler avec un tissu de la couleur du paysage et laisser passer les chevaux. Si les chevaux renâclent, il doit démonter son véhicule et le cacher dans les buissons.
    À Eureka dans le Nevada, les moustachus sont interdits de baiser.
    À Natoma dans le Kansas, il est illégal de lancer un couteau sur les personnes vêtues de tee-shirt à rayures

Au Texas, tuer une escort girl qui refuse un acte sexuel est légal

Ezekiel Gilbert, 30 ans, a tué le soir de Noël 2009, une escort girl qui n’avait pas fait son boulot mais qui a pourtant tenté de partir avec son argent. L’assassin avait rencontré Lenora, 23 ans, sur le site Craiglist dans la section « escort girl ». Alors qu’il avait déjà donné les 150 € à la demoiselle, Ezekiel a attendu d’obtenir son dû, soit une relation sexuelle avec la belle, ce qu’elle a refusé, prétextant de devoir donner de l’argent à son taxi qui était en fait son proxénète. Il lui a donc tiré dessus.

​4 ans de procès plus tard, voilà que la cour de Bexar County, près de San Antonio vient de décider d’acquitter l’homme alors que celui-ci risquait la prison à vie. La raison de cette décision complètement folle ? Une loi du code pénal du Texas autorise le fait "d’utiliser la force létale pour récupérer sa propriété au cours d’un vol de nuit". Comme Lenora tentait de s’emparer de l’argent, la nuit donc, et bien il était selon le Texas tout à fait honnête de vouloir la tuer.

Si les procureurs ont rappelé que la loi ne s’appliquait que dans le cas de gens honnêtes qui voulaient récupérer leur bien et non pour forcer quelqu’un à avoir des relations sexuelles, Ezekiel a bien été acquitté. L’homme a déclaré regretter son geste : «Je regrette sincèrement la mort de Mlle Frago, a déclaré Gilbert à la presse à la sortie du tribunal. J’ai été dans une prison mentale durant les quatre dernières années de ma vie. J’ai fait des cauchemars. Quand je vois des revolvers et des tueries à la télévision, je change de chaîne.».

Au Texas, tuer un voleur la nuit est autorisé

A lire aussi : Faits divers : Elle tue son fils à la carabine

Texas, il tire sur une escort girl et est reconnu non coupable

Arme à feu « L’Amérique, l’Amérique, je veux l’avoir et je l’aurai ». Non, croyez-nous, il y a aussi de mauvais côtés, en témoigne ce WTF du vendredi. Un jury du comté de Bexar, Texas, a acquitté un homme qui a tué une escort girl. Son acte est justifié puisqu’elle n’a pas voulu coucher avec lui. Et qu’il faisait nuit.

Inutile de préciser que cette nouvelle fait le tour de la Toile à une vitesse ahurissante. Précisons les faits, Ezekiel Gilbert a donc tué Lenora Ivie Frago, escort girl travaillant pour le site Craigslist, les faits remontent à 2009, mais la justice aime prendre son temps.

Gilbert s’est expliqué au tribunal, expliquant qu’il avait versé 150 dollars et que Frago avait pourtant refusé d’avoir des relations sexuelles avec lui (cette femme est une escort, pas une prostituée).

Lorsque la jeune femme a exclu de lui rendre l’argent, il lui a mis une balle dans la nuque et a même reconnu les faits. Paralysée suite au coup de feu, la jeune femme est décédée quelques mois plus tard.

La défense de Gilbert a fait valoir que le tir ne visait pas à tuer et que ses actes étaient justifiés puisqu’il croyait que l’acte sexuel était inclus dans le prix. La loi du Texas permet aux gens ’d'utiliser une force mortelle pour récupérer des biens lors d’un vol de nuit.’

L’homme a donc été reconnu… non-coupable. C’est particulier le Texas tout de même…

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Texas : un homme a le droit de tuer une escort qui refuse de coucher

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Les Etats-Unis et ses lois. La justice texane vient d’acquitter un homme s’étant rendu coupable du meurtre d’une escort girl qui avait refusé d’avoir une relation sexuelle avec lui. Ezekiel Gilbert avait rencontré Lenora Evie Frago via la catégorie « escort girls » d’un site de rencontres. Après avoir empoché ses 150 dollars, Lenora s’est refusée à Ezekiel qui lui a tiré dessus. La jeune femme est décédée de ses blessures sept mois plus tard.

C’est en se basant sur une ancienne loi que la justice a épargné la prison à vie au trentenaire. Il est en effet autorisé «d’utiliser la force létale pour récupérer sa propriété au cours d’un vol de nuit». Une motivation qui déplaît fortement à la presse américaine, celle-ci se dépêchant de s’insurger contre cette décision de justice.

«Je regrette sincèrement la mort de Mlle Frago, a déclaré Gilbert à la presse à la sortie du tribunal. J’ai été dans une prison mentale durant les quatre dernières années de ma vie( les faits se sont déroulés en 2009, ndlr). J’ai fait des cauchemars. Quand je vois des revolvers et des tueries à la télévision, je change de chaîne.»

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Au Texas, vous pouvez tuer une escort girl qui ne veut pas coucher …

Ezekiel Gilbert, âgé de 30 ans, a tiré le soir de Noël de l’année 2009 sur Lenora Evie Frago, décédée à 23 ans de la suite de ses blessures sept mois plus tard. L’homme avait rencontré la jeune femme sur le site de petites annonces Craigslist, très populaire aux Etats-Unis, dans la catégorie des «escort girls». Or Lenora, après avoir empoché les 150 dollars dans la soirée, a voulu repartir sans avoir de relation sexuelle avec lui.

La cour de Bexar County, près de San Antonio, vient d’acquitter cet homme qui risquait la prison à vie, relate le site Gawker. Au-delà du ridicule de la décision, c’est surtout la défense de l’homme qui a déclenché l’indignation de la presse américaine. Car pour justifier son acte, qui selon lui n’était pas destiné à tuer, Gilbert et son avocat se sont appuyés sur une loi du code pénal du Texas selon laquelle il est autorisé «d’utiliser la force létale pour récupérer sa propriété au cours d’un vol de nuit». Les 150 dollars pris par l’escort justifiaient donc que l’homme lui tire dessus et prenne le risque de la tuer.

«Je regrette sincèrement la mort de Mlle Frago, a déclaré Gilbert à la presse à la sortie du tribunal. J’ai été dans une prison mentale durant les quatre dernières années de ma vie. J’ai fait des cauchemars. Quand je vois des revolvers et des tueries à la télévision, je change de chaîne.»

L’accusé a expliqué lors de son procès que Lenora était venue chez lui, était restée 20 minutes puis avait expliqué qu’elle devait donner l’argent obtenu à son chauffeur qui l’attendait dehors. Chauffeur qui s’est révélé être son proxénète et complice dans l’opération selon la défense, explique le journal local My San Antonio.

Les procureurs ont répliqué à la défense de Gilbert en rappelant que la loi qui autorise un citoyen à récupérer son bien y compris par la force létale concernait les gens respectueux de la loi, et n'était pas conçue pour permettre à quelqu’un de forcer une autre personne à pratiquer un acte illégal comme la prostitution. Cette plaidorie n’aura pas suffi à convaincre les jurés.

La valeur de la vie humaine en est réduite à l’équivalent d’un bien matériel, s’insurge le site féministe Jezebel. «Le cas est différent de l’auto-défense, dans une situation où votre propre sécurité physique ou votre propre vie sont en jeu», écrit le site. Et le jury n'aurait peut-être pas réagi de la même manière s'il s'était agi d'un vol de nain de jardin ou de vache, et non d'une simple prostituée, poursuit Jezebel.

Publié le 07/06/2013
Mis à jour le 07/06/2013 à 10h40

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Des escort-girls victimes d’agressions. Un chartrain d’une vingtaine d’années a été placé en détention provisoire. Il est accusé d’avoir commis un viol et plusieurs vols auprès de ces jeunes femmes qu’il avait contactées sur des sites de rencontre sur internt. Le jeune homme a été interpellé par la police vendredi à son domicile. Les policiers poursuivent leurs investigations pour s’assurer qu’il n’y a pas d’autres victimes dans l’univers des escort-girls.

Coup de filet dans la mafia chinoise

Par Cécile Bouanchaud avec agences

Publié le 31 mai 2013 à 21h55 Mis à jour le 1 juin 2013 à 17h43

26 personnes ont été arrêtées en région parisienne. Un réseau d'escort-girls a été démantelé.

Proxénétisme, trafic de stupéfiants, cercle de jeu illégal, etc. Une opération policière d'envergure a été menée dans la nuit de lundi à mardi au sein de la mafia chinoise installée à Paris. Ce vaste coup de filet de la police a permis l'arrestation en début de semaine de 26 personnes à Paris et en banlieue. 20 d'entre elles doivent être présentées à un juge d'instruction et deux d'entre elles ont été blessées lors des interpellations.

Comment s'est déroulée l'enquête ? La Brigade de répression du banditisme, la Brigade des stupéfiants, la Brigade de répression du proxénétisme, l'Office central de lutte contre l'immigration irrégulière et de l'emploi d'étranger sans titre (Ocriest) ont travaillé conjointement sur cette enquête qui a commencé en 2012. Les enquêteurs ont débuté leurs investigations à la suite d'informations portant sur l'existence de salles de jeu clandestines fréquentées par de nombreuses personnes en situation irrégulière.

Qu'ont découvert les policiers ? Au fil de l'enquête, des faits de trafic de drogue sont apparus, rapporte Le Figaro. Mais c'est surtout un important réseau d'escort-girls qui a été mis à jour lors des différentes investigations. Ce réseau de prostitution impliquerait notamment une proche de l'ambassade de Chine à Paris. Ces découvertes ont ainsi permis un premier coup de filet des autorités françaises contre la mafia chinoise. Une mafia implantée depuis plusieurs années dans toute l'Europe.

Comment s'organisait le réseau mafieux ? Le réseau avait placé une soixantaine de prostituées chinoises dans une vingtaine d'établissements - bars karaokés, restaurants, maisons de jeux - de Paris et sa proche banlieue, selon une source proche du dossier. Les tripots, dont le nombre n'a pas été précisé, étaient installés dans des appartements et fréquentés par des membres de la communauté chinoise, dont beaucoup en situation irrégulière.

Comment se sont déroulées les interpellations ? "Une somme de 30.000 euros a été saisie lors de l'intervention en flagrant délit dans les cercles clandestins. Mais des fonds et des biens seront saisis en fonction des développements de l'enquête", a-t-on précisé de même source. L'un des principaux protagonistes présumés du réseau, un homme de 30 ans de la communauté chinoise, a été interpellé en zone de sécurité prioritaire à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, une ville à forte concentration de résidents chinois et d'entreprises, spécialisées dans l'import et l'export de textile notamment.

Gros coup de filet dans la mafia chinoise à Paris

Une opération coup de poing visant la mafia chinoise à Paris et en Seine-Saint-Denis a permis d'arrêter 26 personnes. Un important réseau d'escort-girls a aussi été démantelé.

L'intervention a eu lieu dans la nuit de lundi à mardi au sein de plusieurs établissements de jeux clandestins. La Brigade de répression du banditisme (BRB), la Brigade des stupéfiants et la Brigade de répression du proxénétisme (BRP) de la PJ parisienne et l'Office central de lutte contre l'immigration irrégulière et de l'emploi d'étranger sans titre (Ocriest) ont ainsi interpellé 26 personnes en flagrant délit et saisi 30.000 euros. Les suspects devaient être présentés à un juge vendredi.

Des informations portant sur l'existence de salles de jeu clandestines fréquentées par de nombreuses personnes en situation irrégulière ont permis aux enquêteurs de débuter leurs investigations. Au fil de l'enquête, des faits de trafic de drogue sont apparus. Mais très rapidement c'est un important réseau d'escort-girls chinoises sévissant dans la capitale et impliquant notamment une proche de l'ambassade de Chine à Paris qui a été découvert.

Cette opération représente le véritable premier coup de filet des autorités françaises contre la mafia chinoise. Depuis plusieurs années maintenant cette organisation semble s'être totalement implantée en Europe. En octobre 2012, la police espagnole avait arrêté environ 80 personnes appartenant à des groupes organisés de la mafia chinoise soupçonnées de blanchiment d'argent provenant notamment de la prostitution et de l'extorsion de fonds.

Selon RTL, qui a révélé l'information, cette opération aurait dû avoir lieu il y a un mois. Mais à cause du déplacement prévu de François Hollande en Chine, elle avait été reportée à la demande du ministère de l'Intérieur.

Vaste coup de filet contre la mafia chinoise en région parisienne

Cette opération a été menée conjointement par trois services de police dans la nuit de lundi à mardi dans la capitale et en Seine-Saint-Denis, précise une source policière, confirmant une information de RTL. La brigade de répression du banditisme (BRB), la brigade des stupéfiants, la brigade de répression du proxénétisme (BRP) de la PJ parisienne et l'Office central de lutte contre l'immigration irrégulière et de l'emploi d'étranger sans titre (Ocriest) sont à l'origine de cette intervention.

L'OPÉRATION AURAIT ÉTÉ REPORTÉE POUR DES RAISONS DIPLOMATIQUES

L'enquête portait au départ sur des tripots, dont le nombre n'a pas été précisé, installés dans des appartements et fréquentés par des membres de la communauté chinoise, dont beaucoup en situation irrégulière.
Mais, au fil des investigations, les enquêteurs ont découvert des liens avec un réseau d'escort-girls chinoises.

"Une somme de 30 000 euros a été saisie lors de l'intervention en flagrant délit dans les cercles clandestins. Mais des fonds et des biens seront saisis en fonction des développements de l'enquête", précise la source policière.

Selon RTL, le réseau d'escort-girls impliquait un proche de l'ambassade de Chine et l'opération policière a été retardée d'un mois en raison de la visite officielle de François Hollande en Chine, fin avril.

Paris: Vaste coup de filet au sein de la mafia chinoise

Une opération policière d'envergure menée en début de semaine par plusieurs services de police a permis l’arrestation en flagrant délit de 26 personnes dans des établissements de jeux clandestins, et le démantèlement d’un important réseau d’escort girls, rapporte RTL ce vendredi.

Les policiers de la Brigade de répression du banditisme (BRB), de la Brigade des stupéfiants et la Brigade de répression du proxénétisme (BRP) de la PJ parisienne et de l'Office central de lutte contre l'immigration irrégulière et de l'emploi d'étranger sans titre (Ocriest) sont intervenus dans la nuit de lundi à mardi 28 mai dans plusieurs établissements de jeux clandestins situés à Paris et en Seine-Saint-Denis. 30.000 euros ont été saisis lors des perquisitions. Les suspects ont commencé à être présentés à un magistrat, en vue de leur mise en examen.

L’enquête visant la mafia chinoise parisienne portait d’abord sur l’existence supposée de tripots clandestins dans lesquels de nombreuses personnes en situation irrégulière pourraient jouer. L'enquête avançant, des faits de trafic de drogue et de proxénétisme sont apparus. Un important réseau d'escort girls chinoises, impliquant notamment une proche de l'ambassade de Chine à Paris, aurait ainsi été démantelé.

Bérénice Dubuc

Thioro Balbaaki une escort-girl?


LERAL.NET Jeune, tête de blonde, sexy, une poitrine de rêve et des yeux qui rappellent Pam... Pleins feux sur Thioro Balbaki, la bombe sénégalaise que l’on ne présente plus. La jet setteuse qu'on prête à tort ou à raison d'avoir embrassé la profession d'escort-girl a du charme à revendre et n'envie personne. Selon certaines indiscrétions, elle ne serait pas loin de suivre les traces du phénomène Zahia Déhar, une escort-girl qui continue de faire des victimes dans le showbiz français. Une profession nouvelle qui consiste à tenir compagnie à des hommes richissimes lors des rencontres mondaines ou dans des soirées arrosées en monnayant de l'argent. Et Thioro, qui se fait de plus en plus visible du coté du Maroc, continue de faire son bonhomme de chemin...

CANNES • Le Festival international des prostituées de luxe …

Chaque année, entre 100 et 200 escort girls débarquent au festival de Cannes pour agrémenter les soirées de richissimes "festivaliers", révèle The Hollywood Reporter. Elie Nahas, un Libanais soupçonné d'avoir dirigé un réseau de prostitution de luxe sur la Côte d'Azur, témoigne.

Sur les 20 films en compétition pour la Palme d'or cette année, un seul a été réalisé par une femme (Un château en Espagne de Valeria Bruni Tedeschi). C'est peu. Mais c'est mieux que l'année dernière où il n'y en avait aucun. Chaque année ou presque la question de la place des femmes au festival de Cannes est posée...puis oubliée.

Pourtant, en marge du plus prestigieux festival international de cinéma du monde, une place est bien réservée aux femmes : celle de prostituée. Tous les ans, environ 200 professionnelles du sexe débarquent sur la Côte d'Azur au moment du festival de Cannes — et du Grand Prix de Monaco, concommitant. C'est The Hollywood Reporter qui le révèle : "Chaque année, des femmes de tout genre, de ce que les Français appellent putes de luxes* (des call girls payées très cher) rémunérées en moyenne 4000 dollars [3 100 euros] la nuit jusqu'aux prostituées locales payées généralement entre 40 et 60 euros l'heure pour faire le trottoir à Nice, convergent à Cannes pour ce que les prostituées parisiennes appellent 'le meilleur jour de paie de l'année'".

Compétition non-officielle

Interviewée dans les colonnes du quotidien de Los Angeles, une prostituée cannoise, surnommée Daisy, raconte comment la période du festival est synonyme de compétition pour elle. Mais "les prostituées locales ont un avantage parce qu'elles connaissent les gardiens des hôtels" : elles donnent du cash aux concierges des grands hôtels de luxe pour qu'ils rabattent des clients pour elles.

Quant aux prostituées de luxe, elles feraient partie d'un réseau bien organisé. Venues en groupe, via des agences d'escorts-girls, depuis Paris, Londres, le Vénézuela, le Maroc, le Brésil ou encore la Russie, explique The Hollywood Reporter, elles sont "logées" dans les grands hotels et les yachts de luxe (dans ce cas on les appelle les 'yacht girls') au large de la ville ou louent des chambres à Beausoleil, près de Monaco, à 40 minutes de Cannes.

Les soirées commencent à partir de 22 h. Les filles attendent dans les vestibuls des hôtels où les clients viennent discrètement faire leur marché. Et quelques minutes plus tard, un homme leur indique de la main le numéro de la chambre où elles sont attendues. Toujours dans un souci de discrétion, le salaire est délivré sous une enveloppe barrée du mot "cadeau".

Elie Nahas, proxénète de luxe

Tous ces détails, The Hollywood Reporter, les a obtenus par les témoignages de "vétérantes" de la prostitution à Paris et à Cannes, mais aussi et surtout par celui du Libanais Elie Nahas. C'est par lui que l'un des plus gros scandales de proxénitisme a éclaté à Cannes. C'était en 2007. Cette année-là, les enquêteurs de l'Office central pour la répression de la traite des êtres humains démantèlent un vaste réseau de prostitution de luxe sur la côte d'Azur. Elie Nahas, homme d'affaires et "homme à tout faire" de Moatassem Khadafi — décédé en 2011 — est alors soupçonné d'en être le principal organisateur. Le Libanais, âgé de 48 ans, réfugié au Liban, a depuis été condamné (en octobre 2012) par le tribunal correctionnel de Marseille à huit ans de prison pour proxénétisme.

"Tout le monde le sait, chaque année, pour le festival, entre 30 et 40 yachts de luxe arrivent dans la baie de Cannes. Ils appartiennent à des gens richissimes. Chaque bateau a à bord une dizaine de filles ; ce sont des top model qui sont nues ou à moitié nues toute la journée, on leur sert de la drogue et de l'alcool à volonté.

Le matin, elles attendent leur fameuse enveloppe, raconte Elie Nahas. Cela fait 60 ans que ça dure [...] Certaines d'entre elles, perçoivent jusquà 40 000 dollars [31 000 euros] pour la soirée. Ce sont les Arabes qui sont les plus généreux. Si une fille leur plait, ils peuvent débourser beaucoup d'argent."

Pour reconnaître ces prostituées de luxe, un bon coup d'oeil suffit, note enfin le quotidien américain. Comme l'avait écrit le célébrissime critique cinéma Roger Ebert (décédé le 4 avril dernier) dans un tweet : "Les prostituées à Cannes sont partout. Elles sont faciles à reconnaître : ce sont celles qui sont très bien habillées et qui ne fument pas".

Note :* en français dans le texte

La Côte en mai, Eldorado de la prostitution de luxe

Pendant le Festival de Cannes et le Grand Prix, des dizaines d'escort-girls débarquent sur la Côte, telles des VRP internationales du sexe. Prostituées et proxénète témoignent...

Elles sont « jeunes et jolies ». Et comme dans le film de François Ozon, elles se prostituent. Pas pour le « fantasme », juste pour le cash. Leurs passes de luxe se monnayent entre 1 000 et 2 000 euros la soirée. « Jamais en dessous de 500 euros », assure Tatiana (1), une escort girl cannoise. En toute discrétion, le temps du Festival et du Grand Prix, ce business du sexe générerait des millions. Elie Nahas, un homme d'affaires libanais condamné à huit ans de prison pour proxénétisme, n'hésite pas à en témoigner (ci-dessous).

Le nombre d'escorts multiplié par cinq ou dix

Tatiana, elle, confirme : « Beaucoup de filles de l'Est, de Brésiliennes, d'Autrichiennes ou de Vénézuéliennes viennent pour le Festival. En général, elles restent une semaine à Cannes, enchaînent sur le Grand-Prix et, celles qui trouvent un client pour les embarquer, prolongent leur séjour sur un yacht à Saint-Tropez ».

« Les filles ne se font pas prier pour venir,poursuit Tatiana. Elles savent qu'elles peuvent se faire jusqu'à 40 000 euros en une semaine. » A condition de bien cibler sa clientèle. A ces « pingres du show-biz », elle préfère de loin les émirs du Golfe, moins paillettes mais « beaucoup plus rentables ».

« Certains arrivent à Cannes avec déjà six ou sept filles à bord de leur bateau. Celles-là ont été bookées à l'avance. On leur a même payé le billet d'avion... » Tatiana, la Cannoise, ne s'en offusque pas : « Il y a du boulot pour tout le monde ». Les locales, « entre 50 et 60 filles travaillent à l'année sur la Côte », et les autres : « On est 5 à 10 fois plus nombreuses pour le Festival et le Grand-Prix ».

De quoi satisfaire une riche clientèle en mal de compagnie. Princes saoudiens, émirs du Golfe, milliardaires russes ou encore feu les fils Kadhafi, le carnet d'adresse du Libanais Elie Nahas était digne d'un chef d'État.

« Je veux du cash »

Des clients parfois aussi excentriques que riches. Tatiana acquiesce : « Un jour, on m'a donné 1 000 euros pour un simple massage de pieds », un autre client l'a payée rubis sur l'ongle pour qu'à peine arrivée, elle s'en aille le plus vite possible, « ses enfants venaient de débarquer à l'improviste » !

Si ces milliardaires sont prêts à payer cher quelques minutes, ou quelques heures, de compagnie, « ils n'en demeurent pas moins des hommes d'affaires, sourit Tatiana. Certains négocient. Ou, plus exactement, envoient leur secrétaire négocier. Car la plupart n'aiment pas parler d'argent avec les filles. Certains, pour éviter la question des honoraires, proposent pudiquement un cadeau : un sac, ou un bijou... Il y a des filles qui acceptent. Moi, pas. Je ne veux d'un souvenir, je veux du cash. Mon salaire. Parce qu'escort c'est mon boulot ! »


Nahas: 'Le business de la prostitution rapporte deux fois plus que les ventes de films à Cannes'

Elie Nahas, un Libanais de 47 ans, a été arrêté à Cannes en 2007, en plein Festival, pour avoir fourni des filles à une clientèle triée sur le volet, notamment à l'un des fils Kadhafi.

Le festival de Cannes et le Grand-Prix de Monaco, « eldorado » de la prostitution de luxe ?

Ce n'est pas un secret. Ou alors, c'est un secret que connaît jusqu'au plus petit concierge du plus petit hôtel de la Côte d'Azur ! De tous les événements internationaux, le Festival et le Grand-Prix sont ceux qui attirent le plus d'escorts car ce sont de loin les plus rentables !

On parle de 200 à 300 escorts présentes ?

Autant que j'ai pu le constater au travers de mes séjours réguliers sur la Côte d'Azur entre 2003 et 2007, il y a là plus que 300 escorts pendant le Festival et le Grand-Prix. Pour les voir, il suffit d'entrer dans le hall d'un hôtel de luxe. N'importe quel hôtel. Il y en a dans tous les hôtels.

D'où viennent-elles ?

Cannes, durant le Festival et les mois de juillet et août, est le centre de toutes les richesses de la planète. C'est normal que les plus jolies femmes du monde suivent ces VIP.

Qui sont les clients ? Show-biz, hommes d'affaires, chefs d'État ?

Tous ceux que vous venez de citer.

Ce business brasse-t-il beaucoup d'argent ?

Je peux vous assurer que l'argent de ce business rapporte deux fois plus que la somme de tous les films vendus durant le Festival de Cannes !

Business ou traite des blanches ?

La traite des êtres humains n'existe pas sur la Côte d'Azur. Toutes les femmes qui sont dans ce business sont majeures. Elles savent précisément pourquoi elles sont venues.

Ça reste un délit…

Le problème, en France, c'est que la prostitution est autorisée mais qu'on ne veut pas voir de prostituées. On interdit le racolage, mais tout le monde a le droit de vendre son corps. Il y a un énorme paradoxe. La loi est perverse. Et pour moi, le plus grand proxénète, c'est l'État français.

Vous avez été condamné dans l'affaire du Carlton de Cannes…

J'étais en charge de l'intendance de Mouatassam Kadhafi sur la Côte d'Azur. Je lui fournissais tout ce dont il avait besoin : limousine, hôtel, top-modèles, chanteurs... Sur la base de ces activités, la police m'a désigné comme le « Monsieur Claude » de la Méditerranée. Mais le dossier est vide. Mon avocat a d'ailleurs fait appel.

Cannes : le Festival, rendez-vous des prostituées de luxe

Festival de Cannes : la prostitution de luxe bat son plein

© Abaca

Chaque année, entre 100 et 200 escort-girls débarquent au Festival de Cannes, explique The Hollywood Reporter dans son édition parue le 17 mai. Un grand réseau bien organisé, grâce auquel les filles peuvent se faire jusqu'à 40 000 dollars (environ 30 000 euros) dans la soirée, d'après Elie Nahas, un Libanais soupçonné d'avoir dirigé un réseau de prostitution de luxe sur la Côte d'Azur et arrêté en 2007.


La prostitution de luxe fait fureur pendant le Festival de Cannes, selon The Hollywood Reporter. Le célèbre festival du cinéma est en effet une mine d’or pour les 100 à 200 escort-girls qui débarquent chaque année sur la Côte d’Azur. À cette période, elles peuvent être rémunérées jusqu'à 40 000 dollars (31 000 euros) pour une nuit.

« Nous attendons le Festival de Cannes avec impatience », affirme Daisy, une prostituée cannoise. Mais elle avoue que la compétition est rude : « Il y a beaucoup de concurrence parce qu'il y a beaucoup de filles mais les filles du coin ont un avantage : nous connaissons les concierges d'hôtel. » Il leur suffit de donner du cash aux concierges des grands hôtels de luxe pour qu'ils rabattent des clients pour elles.

Les prostituées de luxe font partie d'un réseau bien organisé
. Elles arrivent en groupe, via des agences d'escorts-girls, depuis Paris, Londres, le Venezuela, le Maroc, le Brésil ou encore la Russie. Elles sont « logées » dans les grands hôtels et les yachts de luxe au large de la ville ou louent des chambres à Beausoleil, près de Monaco, à 40 minutes de Cannes.

Les soirées commencent dès 22h. Les filles attendent dans les halls des hôtels que les clients les repèrent, et quelques minutes plus tard, un homme leur indique de la main le numéro de la chambre où elles sont attendues. Par souci de discrétion, leur salaire est délivré sous une enveloppe barrée du mot « cadeau ».

Elie Nahas, un homme d'affaires libanais un temps au service de Kadhafi, a été arrêté en 2007 pour avoir fourni des filles aux riches émirs de la Croisette. Condamné l'an passé à huit ans de prison, il affirme ne pas être le seul à organiser ce type de business à Cannes : « Tout le monde le sait, chaque année, pour le festival, entre 30 et 40 yachts de luxe arrivent dans la baie de Cannes. Ils appartiennent à des gens richissimes. Chaque bateau a à bord une dizaine de filles ; ce sont des top model qui sont nues ou à moitié nues toute la journée, on leur sert de la drogue et de l'alcool à volonté. Le matin, elles attendent leur fameuse enveloppe. Cela fait 60 ans que ça dure [...] Certaines d'entre elles perçoivent jusquà 40 000 dollars (31 000 euros) pour la soirée. Ce sont les Arabes qui sont les plus généreux. Si une fille leur plaît, ils peuvent débourser beaucoup d'argent. »

Si pendant le Festival de Cannes les femmes sont loin d'être au premier plan des réalisations et des victoires, sur l'envers du décor, elles tiennent bien le rôle titre.

Elodie Cohen Solal

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CANNES • Le Festival international des prostituées de luxe

Chaque année, entre 100 et 200 escort girls débarquent au festival de Cannes pour agrémenter les soirées de richissimes "festivaliers", révèle The Hollywood Reporter. Elie Nahas, un Libanais soupçonné d'avoir dirigé un réseau de prostitution de luxe sur la Côte d'Azur, témoigne.

Sur les 20 films en compétition pour la Palme d'or cette année, un seul a été réalisé par une femme (Un château en Espagne de Valeria Bruni Tedeschi). C'est peu. Mais c'est mieux que l'année dernière où il n'y en avait aucun. Chaque année ou presque la question de la place des femmes au festival de Cannes est posée...puis oubliée.

Pourtant, en marge du plus prestigieux festival international de cinéma du monde, une place est bien réservée aux femmes : celle de prostituée. Tous les ans, environ 200 professionnelles du sexe débarquent sur la Côte d'Azur au moment du festival de Cannes — et du Grand Prix de Monaco, concommitant. C'est The Hollywood Reporter qui le révèle : "Chaque année, des femmes de tout genre, de ce que les Français appellent putes de luxes* (des call girls payées très cher) rémunérées en moyenne 4000 dollars [3 100 euros] la nuit jusqu'aux prostituées locales payées généralement entre 40 et 60 euros l'heure pour faire le trottoir à Nice, convergent à Cannes pour ce que les prostituées parisiennes appellent 'le meilleur jour de paie de l'année'".

Compétition non-officielle

Interviewée dans les colonnes du quotidien de Los Angeles, une prostituée cannoise, surnommée Daisy, raconte comment la période du festival est synonyme de compétition pour elle. Mais "les prostituées locales ont un avantage parce qu'elles connaissent les gardiens des hôtels" : elles donnent du cash aux concierges des grands hôtels de luxe pour qu'ils rabattent des clients pour elles.

Quant aux prostituées de luxe, elles feraient partie d'un réseau bien organisé. Venues en groupe, via des agences d'escorts-girls, depuis Paris, Londres, le Vénézuela, le Maroc, le Brésil ou encore la Russie, explique The Hollywood Reporter, elles sont "logées" dans les grands hotels et les yachts de luxe (dans ce cas on les appelle les 'yacht girls') au large de la ville ou louent des chambres à Beausoleil, près de Monaco, à 40 minutes de Cannes.

Les soirées commencent à partir de 22 h. Les filles attendent dans les vestibuls des hôtels où les clients viennent discrètement faire leur marché. Et quelques minutes plus tard, un homme leur indique de la main le numéro de la chambre où elles sont attendues. Toujours dans un souci de discrétion, le salaire est délivré sous une enveloppe barrée du mot "cadeau".

Elie Nahas, proxénète de luxe

Tous ces détails, The Hollywood Reporter, les a obtenus par les témoignages de "vétérantes" de la prostitution à Paris et à Cannes, mais aussi et surtout par celui du Libanais Elie Nahas. C'est par lui que l'un des plus gros scandales de proxénitisme a éclaté à Cannes. C'était en 2007. Cette année-là, les enquêteurs de l'Office central pour la répression de la traite des êtres humains démantèlent un vaste réseau de prostitution de luxe sur la côte d'Azur. Elie Nahas, homme d'affaires et "homme à tout faire" de Moatassem Khadafi — décédé en 2011 — est alors soupçonné d'en être le principal organisateur. Le Libanais, âgé de 48 ans, réfugié au Liban, a depuis été condamné (en octobre 2012) par le tribunal correctionnel de Marseille à huit ans de prison pour proxénétisme.

"Tout le monde le sait, chaque année, pour le festival, entre 30 et 40 yachts de luxe arrivent dans la baie de Cannes. Ils appartiennent à des gens richissimes. Chaque bateau a à bord une dizaine de filles ; ce sont des top model qui sont nues ou à moitié nues toute la journée, on leur sert de la drogue et de l'alcool à volonté.

Le matin, elles attendent leur fameuse enveloppe, raconte Elie Nahas. Cela fait 60 ans que ça dure [...] Certaines d'entre elles, perçoivent jusquà 40 000 dollars [31 000 euros] pour la soirée. Ce sont les Arabes qui sont les plus généreux. Si une fille leur plait, ils peuvent débourser beaucoup d'argent."

Pour reconnaître ces prostituées de luxe, un bon coup d'oeil suffit, note enfin le quotidien américain. Comme l'avait écrit le célébrissime critique cinéma Roger Ebert (décédé le 4 avril dernier) dans un tweet : "Les prostituées à Cannes sont partout. Elles sont faciles à reconnaître : ce sont celles qui sont très bien habillées et qui ne fument pas".

Note :* en français dans le texte